LES VERSIONS OCCIDENTALES
Soit, dira-t-on peut-être; le conte du Vetàla n'est point la source du conte des Tresses. Mais nous nous réservons une arme autrement puissante. Si nous n'avons pu découvrir le germe du Pantchatantra, sa. préhistoire \ si nous ne connaissons pas le mystère de sa naissance, du moins connaissons-nous sa lignée ; et cette lignée, ce sont toutes les versions occidentales modernes. Comparons par exemple le fabliau français avec le Pantchatantra : nous verrons que la version sanscrite est la plus archaïque, si bien que les traits du fal^liau ne peuvent s'expliquer que comme des déformations des traits correspondants du Pantchatantra; et, pour expliquer le fabliau, si le Pantchatantra n'existait pas, il faudrait l'inventer. — Comparons donc.