SUITE DE NOS ENQUETES SUR LES DIVERS FABLIAUX ATTESTÉS DANS L'ORIENT
I. Fabliaux qu'il nous faut écarter : la Housse partie, la Bourse pleine de sens, le dit des Perdrix.
II. Monographies des fabliaux qui se retrouvent sous quelque forme orientale ancienne. — Rejet aux appendices, pour éviter de fastidieuses redites, des contes d'Auberée, de Bérengier, de Constant du Ilaniel, du Pliçon, du Vilain Asnier, du Vilain Mire. — Etude spéciale de quatre fabliaux : A, le lai d'Aristote; B, les Quatre souhaits Saint- Martin; G, le lai de VEpervier; D, les Trois Bossus ménestrels.
Nous avons posé ces principes au cours de la précédente étude :
1) Il existe, dans chaque conte, une partie fixe, organique et immuable, qui doit se retrouver dans toute version passée, présente ou future, et une partie accessoire et mobile.
2) Deux versions ne peuvent donc être associées que par la communauté d'un même trait accessoire, et l'on ne peut ni l'on ne pourra jamais rien savoir du rapport de deux versions qui ne présentent en commun que le substrat organique du conte.
3) Si pourtant, lorsque deux versions présentent des traits accessoires correspondants et différents, tel trait de Tune d'elles ne peut s'expliquer que comme une déformation du trait correspondant de l'autre récit, l'une des deux versions est dérivée de l'autre, qui doit être considérée comme la formemère.
C'est ce que veut signifier, sans doute, M. G. Paris, lorsqu'il écrit : « Il faut de toute nécessité distinguer dans un conte entre les éléments qui le constituent réellement, et les traits qui n'y sont qu'accessoires, récents et fortuits'. » Il nous faut