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Le Chevalier à la robe vermeille, MR, III

une robe? — Mais n'en ai-je pas reçu, hier, une en cadeau? — Etes-vous donc un ménestrel qu'on vous fasse des dons semblables? un jongleur? un faiseur de tours? quelle vraisemblance qu'un riche vavasseur, comme vous, ait pu accepter de tels présents ? — N'ai-je donc pas trouvé, hier, céans, tous ces présents de mon beau-frère, un épervier, un palefroi? — Sire, vous savez bien que, depuis deux mois et demi, nous n'avons pas vu mon frère. S'il vous plaît d'avoir un palefroi de plus, n'avez-vous pas assez de rente pour l'acheter? » Le bonhomme, confondu par cette évidence, finit par convenir qu'il a été enfantosmé, et sa femme lui décrit tout l'itinéraire du pèlerinage qu'il doit entreprendre : qu'il passe par Saint -Jacques, Saint-Eloi, Saint- Romacle, Saint-Sauveur, Saint-Ernoul :

(( Sire ! Dieu penst de vous conduire ! »

Tels sont les premiers signes que montrent les fabliaux. Ajoutons peu à peu des traits plus spéciaux, plus caractéristiques du xm*^ siècle, qui se superposeront à ceux-là, sans les contredire.

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