FABLIAUX QUI SUPPOSENT UN PROFOND MÉPRIS POUR LES FEMMES
Ainsi, un cinquième des fabliaux détourneraient Panurge du mariage, — ce qui n'est pas dire que les quatre autres cinquièmes l'y encourageraient. Nos conteurs ont développé à l'infini tout un vaste cycle des ruses féminines. C'est un véritable Strigvéda. Les femmes des fabliaux ne reculent devant aucun stratagème : elles savent persuader à leurs maris, l'une qu'il est revêtu d'un vêtement invisible; la seconde, qu'il s'est fait moine; la troisième, qu'il est mort K — Elles savent tromper la surveillance la plus minutieuse : grâce à leurs ruses, cet amant se déguise en saineresse ~, celui-ci en rebouteur ^ ; cet autre se fait hisser dans une corbeille jusqu'au sommet de la tour où sa dame est étroitement
1. Le Vilain de Bailleul, MR, IV, 109. — Les Trois dames à Vanneau, MR, I, 5; VI, 138.