La Gageure, II, 48. — Le sot Chevalier, I
du moyen âge. Tel fabliau, si obscène que le titre même n'en saurait être rapporté (VI, 147), a, selon les versions, de 500 à 800 vers ; il a été remanié, tout comme une noble chanson de geste, par trois ou quatre poètes ; il s'est trouvé jusqu'à sept manuscrits pour nous le conserver : pas un fabliau qui nous ait été transmis à tant d'exemplaires ! Bornons-nous à énumérer ces poèmes en note ^ : je ne connais d'analogues, comme modèles de brutalité cynique, que les odieux contes de moujiks, récemment imprimés, en esprit d'abnégation scientifique, par les moines d'un couvent russe ~. Passons vite, mais ne les considérons pas comme indifférents, pourtant. Souvenons-nous qu'ils existent, et qu'ils ont plu : ne sont-ils pas l'aboutissant extrême, et peut-être nécessaire, de l'esprit gaulois ?