Voyez Hist. Litt., XXIII, p. 140, 146, etc
Mauclerc, duc de Bretagne. Les jongleurs les traitent en enfants gâtés et terribles ^. A Orléans, ville universitaire, arrivent
Quatre Normanz, clerc escolier; Lor sas portent comme colier; Dedenz, lor livres et lor dras ; Moût estoient mignoz et gras, Cortois, chantant, et envoisié 2...
Mariti, servate uxoresl L'un de ces bourgeois d'Orléans revêtira bientôt des braies où il trouvera tout un attirail d'étudiant : écritoire, canivet^ parchemin et plume ^. — Ils sont de dangereux séducteurs : voici que rôdent par la campagne
Dui clerc qui vienent d'escole :
Despendu orent leur avoir En folie plus qu'en savoir ''...
Que le vilain Gombert fasse bonne garde! — Mabile aurait pu devenir une riche paysanne : si elle a mal tourné, c'est qu' « uns clers l'en mena par guile ^ ». Au besoin, ils s'engagent comme valets pour capter la bienveillance des jeunes filles pudibondes ^ ; c'est un clerc qui apprend à l'une d'elles à
...voler par mi l'air la sus.
Ainsi comme fist Dedalus '^...
Mais peu de ces méchants drilles recevront les ordres majeurs. Ils ne nous intéressent pas ici.
Les vrais prêtres ordonnés sont traités avec infiniment moins de faveur. Nos jongleurs ne tarissent pas sur leur compte : à tout instant, sans raison, par luxe, alors même qu'il est inutile à l'action, apparaît rapidement dans le récit quelque prêtre pail-
1. Voyez, ci-dessous, chapitre XIV, le paragraphe intitulé : Les clercs errants.
2. La Bourgeoise d'Orléans, I, 8, v. 8-12. Cf. une autre rédaction de ce fabliau, IV, 100, v. 9.