Jongleurs et trouvères, p
des femmes ^,1' Epître des femmes^ le Contenance des femmes ^, la Similitude de la femme et de la pie ^, etc.
Nus ne se doit fier, certes, neis en sa suer...
Famé semble trois choses : lou, et vorpil, et chate '*...
Les poètes sont intarissables en tirades injurieuses. La femme, disent-ils,
Or se rit, or se desconforte, Or se het, et or se conforte.
Or fait semblant que soit marie, Or est pencivë, or est lie.
Or est vig-uereuse, or est vaine ; Or est malade, or est saine...
Or ne vuet nul homme vëoir, Or le vuet, or ne le vuet mie ^...
Ainsi, pendant trois cents vers. — Le Dolopathos nous dit de
môme :
Famé se change en petit d'eure; Orendroit rit, orendroit pleure; Or chace, or fuit; or het, or aime; Famé est li oisiaus sor la raime, Qui or descent et or remonte ^\
Femme est cochet à vent, qui tourne comme l'écureuil au bois ; fuyante et glissante, comme l'anguille et la couleuvre, graisse pour bien oindre, serpent pour bien poindre ; le jour, mauviette, la nuit chauve-souris; femme est taverne sur la grand'route, qui reçoit tout passant ; femme est lion pour dominer, colombe par la luxure, chat qui mort coiement^ souris pour se cacher, jour d'hiver qui est nuit, foudre pour tout brûler, autour pour prendre sa proie, enfer qui a toujours soif et toujours boit. Sitôt qu'elle est bien repue, qu'elle a belle robe, aumônière, ceinture à fermail d'argent, chapel d'orfroi et lacs de soie, comme elle méprise son mari ! C'est elle qui sépare le fds du père, l'ami de l'ami ; elle qui brûle les châteaux et renverse les fertés ; elle qui