‹ Les fabliauxChapitre 187 sur 257 · Dolopathos, v. 4254, ss · texte numérisé non relu

Dolopathos, v. 4254, ss

fait retentir les trompes de guerre; elle qui fait sortir les couteaux de leur gaine i.

Comment la gouverner?

Donnez-lui poi a mangier, Et a vestir et a chaucier; Bâtez la menu et sovent...

La battre, c'est bien le meilleur remède. Un invalide célèbre son bonheur : il peut, s'il délace sa jambe de bois, piler son ail, écraser son poivre, broyer son cumin, 'attiser son feu, briser ses noix, cheviller sa porte,

Et puet son chien tuer,

Vers son porcel ruer.

Et puet sa femme battre 2.

Rares sont les pièces où ces portraits ironiques revêtent une forme moins grossière, comme ce piquant Evangile aux femmes ^^ remanié en vingt façons, où, dans chaque quatrain, trois vers sont consacrés à faire des vertus féminines un éloge apparent, que dément et détruit la pointe savamment aiguisée du dernier vers :

Se uns hom a a femme parlement ou raison, L'on ne doit ja cuidier qu'il i ait se bien non ; De quanques elles dient bien croire les doit-on, Tout aussi com le chat, quant il monte au bacon...

Lor fiance resamble la maison Dedalus : Quant l'on est ens entrez, si n'en set issir nus... Diseteur de conseils sont par els secouru, Autant com oiselet quant sont pris a la glu.

Qui se fie à elles peut être assuré... comme une poignée d'étoupes dans une fournaise. Qui prend conseil d'elles fait sagement... comme le papillon qui se brûle à la chandelle. On peut garder leur amitié... aussi aisément qu'un glaçon en été.

Ne vous rappelez-vous pas encore ces monstres, Chicheface et Bigorne, l'un qui, se repaissant de femmes obéissantes, jeûne sans cesse, l'autre, nourri de femmes rebelles, et qui éclate

1. V. le Tractatus de bonitate et malitia mulierum, dans les Romanische inedita de Paul Heyse. 1856, p. 63.

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