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La cour de Paradis

BftDiER. — Lna Fabliaux, 24

d'art dont il est l'ouvrier, au cours de laquelle il doit se perfectionner dans la courtoisie et la prouesse. Il imagine un monde chimérique, soustrait à toute convention sociale. Il le penj^le d'allégories et de symboles...

A quoi bon poursuivre ici un parallèle en forme ? Il apparaît clairement que ces deux âmes doivent être impénétrables, incommunicables l'une à l'autre ; que leurs conceptions n'ont point de commune mesure. Elles sont deux monades irréductibles, sans fenêtre ouverte sur la monade voisine.

N'y a-t-ilpas ici plus qu'un contraste, — une antinomie ?

Or, ces deux mondes coexistent. Bien plus, ils se pénètrent.

Le symbole de cette coexistence et de cette pénétration n'est-il pas dans ce monstre qui est le Roman de la Rose, où Jean de Meung, naïvement, croit continuer l'œuvre de Guillaume de Lorris, alors qu'il la contredit, et qu'il juxtapose l'un et l'autre idéal que nous avons défini?

Cette antinomie, dont la thèse et l'antithèse se posent si. curieusement, peut-on la résoudre? Comment concilier ces contradictoires ?

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