‹ Les fabliauxChapitre 205 sur 257 · Voyez la Bataille des Sept arts, vers 39, 54, 60, etc · texte numérisé non relu

Voyez la Bataille des Sept arts, vers 39, 54, 60, etc

2. Voyez Sucbier, OEm'ves de P. de Beaumanoir, t. II, p. 274 et p. 305.

Le fabliau du Pauvre Mercier débute ainsi :

Uns jolis clercs qui s'csiudie A dire chose de qu'on rie Vous vuet dire chose novelle...

De même, le fabliau des Trois dames qui troverent Vanel^ :

Oiez, seignor. un l)on fablel :

Uns clers le fist...

Et le Credo au ribaut :

Uns certains clercs nos certefie ^...

A quelle catég-orie de clercs avons-nous ici affaire? C'est, à n'en pas douter, à ces déclassés, vieux étudiants, moines manques, défroqués, qui composent la u famille de Golias », vagi scholares^ clerici vagantes, goliards, goliardois, pauvres clercs. Le type s'en était dessiné et fixé dès le milieu du xii^ siècle ^. Des quatre coins de la France et de l'Europe, ils étaient venus former le peuple grouillant d'écoliers de ces grandes Ailles universitaires, où la population scolaire l'emportait souvent en nombre sur la bourgeoisie. Les meilleurs d'entre eux étaient drainés par l'Eglise, pour les fonctions ecclésiastiques. Les pires, perdus par les vices que développait la misère en ces énormes agglomérations déjeunes hommes, repoussés des cadres réguliers de la société, erraient par le monde, mendiant et chantant, réunis entre eux d'ailleurs par les liens d'une

Page 1