Cité par Wright, op. laud., p. XIY
2. Il consacre à soutenir celle opinion un chapilre de son livre, p. 21, ss.
et rencontré le même traitement. C'est la môme existence errante, au sortir de ces Universités, qui les munissaient de dialectique, mais non d'un g-agne-pain i.
Ils jouissaient, dit M. Hubatsch, de privilèges ecclésiastiques. Oui certes, comme clercs, mais précisément à condition qu'ils n'eussent rien de commun avec la famille de Golias ; les canons des synodes et des conciles se succèdent sans relâche de 1223 à 1310 : ils ordonnent que, si un clerc est convaincu de goliardise, après trois avertissements préalables, on lui rase la tête pour faire disparaître la tonsure, et qu'il soit dépouillé de tout privilège clérical -. Dès lors, que leur reste-t-il, sinon d'aller grossir les rangs des jongleurs? De là cette sympathie, que nous avons marquée ailleurs •^, des jongleurs pour les clercs : les clercs sont les jeunes premiers des fabliaux. A eux les bonnes fortunes; à eux les faveurs des bourgeoises égrillardes. La langue emploie sans distinction, jongleur et goliardois, faisant servir, soit en français *, soit en latin, l'un de ces mots à expliquer l'autre : « Joculatores, g"oliardi, vel bufones ^. . Goliarda, sive histrionia... » •
N'avons-nous point, dans notre littérature française, toute une série de petits poèmes qu'on peut attribuer à des goliards, où ils décrivent leur vie et desquels il ressort qu'ils ne formaient qu'une sous-famille de Ves^yèce jongleur ^