‹ Les fabliauxChapitre 209 sur 257 · Carmina hurana, p. 172, n^ 89, sir · texte numérisé non relu

Carmina hurana, p. 172, n^ 89, sir

0 ars dialectica,

Nunquam esses cognita, ,

Quae tôt facis clericos Exsuies ac miseros !

2. Ces textes ont été d'abord réunis par Du Cauge (s. v. golia, golicu'dia, goliardensis, etc..) et utilisés, à diverses reprises, par du Méril, Wright, Hubatsch, etc. — Concile de Sens, 1223 : clerici ribaldi, maxhne qui dicuntur de familia Goliae, tonderi prxcipiantiir. — Cf. dans Du Cange, les art. des conciles de Trêves (1227), de Tours et de Chàteau-Gonthier (1231), de Normandie (1231), de Cahors, Rodez et Tulle, 1289 : clerici, si in histrionatu vel goliarda per anrium fuerunt vel hreviori tempore, et ter moniti non désistant, omni privilegio clericali sunt exclusi.

4. Voir dans le dictionnaire de Godefroy les mots goliard, goliardise, etc. , cf. les exemples anglais réunis par Wright, op. cit.

5. Statuts synodaux de 1289, cités par du Méril, Poésies latines, t. 2, p. 6 ;Voy. ilid. p. 179-80, en note, un édit de l'archevêque de Brème, rendu en 1289, et dirigé contre les scolares vagos qui goliardi vel histriones appellantur.

Telle la Patenostre ans Goliardois, où Ton retrouve de vagues réminiscences de la Confessio Goliae :

Vins fait les sons et les conduis ^ !

Sicut et nos... Je vais ainçois

En la taverne qu'au mousticr...

S'aus trois dés vos poez amordre,

Par tens porrez entrer en f Ordre...

Et ne nos inducns... Envie

Vous doinst Dieus de mener tel vie,

S'irez en langes et deschaus,

Et par les froiz et par les chaus!...

Ribaut et goliardois doivent

Par le païs tels cens deniers

Dont a païer est li premiers 2...

Comparez ce lœtahundus goliardois ^ ;

Or i parra!

La cervoise nos chantera

Alléluia!

Qui que auques en boit Si tel soit com estre doit

Bes miranda!...

Bevez bel et bel et bien, Bevez quant l'avez en poin...

Riches gens font lor bruit :

Fesom, nous, nostre déduit

Pari forma!

Benoyt soit li bon voisin Qui nos donc pain et vin

Carne sunipta, Et la dame de la maison Qui nous fait chère real ; Ja ne puisse ele par mal

Esse ceca !

Or bevom al deerain Per moitiez et puis par plein.

Que nous ne seiim demain

Gens misera !

Amen !

Bien que le goliard vive aux dépens du clergé, sans doute il

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