Introduction de M. Lang' aux Contes des frères Grinim
2. D'abord dans deux articles qu'il a bien voulu consacrer à la critique de la première édition de ce livre : l'un dans la Satuvday Res'iew du 2 septembre 1893, l'autre d'Ans VAcadeiny à la date du 10 juillet 1893; puis dans une importante polémique avec M. Jacobs. (V. la rc\nc Folk-lore , numéros de septembre et de décembre 1893.)
que sa thèse, réduite à ces termes, est plus que vraisemblable : elle est vraie.
Mais, puisque M. A. Lang- rejette la théorie de l'accident, on ne voit plus qui la défend. Elle pouvait séduire quelques-uns au temps de Grimm; mais aujourd'hui nos collections, multipliées à profusion, nous montrent que chaque conte reparaît chez une trentaine 'de nations différentes : ce qui suppose — si l'on n'admet pas simplement des emprunts d'un peuple à l'autre — que trente peuples auraient, indépendamment les uns des autres, réussi à combiner, de manière identique, les mêmes éléments, pour former fortuitement le même récit.
Cette hypothèse est donc bien, comme nous disions, une attitude première et toute provisoire de l'esprit : elle est de celles qui s'évaporent dès qu'on les regarde fixement. En fait, il n'y a pas de (( casualistes ^ ».