CHAPITRE II
EXPOSÉ DE LA THÉORIE ORIENTALISTE ET PLAN D'UNE CRITIQUE DE CETTE THÉORIE
I. Historique de la théorie : Ses humbles commencements de Huet à Silvestre de Sacy. Ses prétentions et son succès depuis Théodore Benfey.
IL .Ses arguments sous sa forme actuelle : Les contes, soutient-elle, nés dans ITnde, sont parvenus en Europe, par voie littéraire et par voie orale, au moyen âge. Car : i° Absence de contes populaires dans l'antiquité. 2° Influence au moyen âge des grands recueils orientaux traduits en des langues européennes; rôle des Byzantins, des Arabes, des Juifs. 3° Survivance de mœurs ou de croyances indiennes ou bouddhiques dans nos contes. 4" Les versions occidentales de nos contes apparaissent comme des remaniements des formes orientales.
III. Plan (Tune réfutation^ qui reprendra, dans les chapitres suivants, chacun de ces arguments.
Nous réunirons ici en un faisceau les arguments essentiels de l'école orientaliste, avec toute la force, toute la clarté, toute l'impartialité qu'il nous sera possible.
Auparavant, quelques remarques sur sa genèse et son histoire sont nécessaires.