‹ Les fabliauxChapitre 48 sur 257 · Voyez p. 335 et p · texte numérisé non relu

Voyez p. 335 et p

3. Buddhist Birth-Storics, or Jâtaka-tales... edited by V. FausbôU and translated by T. W. Rhys-Davids, Londres, 1880.

ment, et non trop hardiment, que, si Benfey avait connu cette série, il en aurait sans doute pris acte pour renverser aussi sa proposition et déclarer que les apologues grecs viennent de l'Inde. Ce n'est qu'un jugement téméraire, peut-être, s'il s'agit de Benfey, mais non s'il s'agit de M. Rhys-Davids, qui croit vraiment que les apologues grecs procèdent des Jàtakas. Aux cinq cents fables des collections de Phèdre et de Babrius, on n'a, il est vrai, trouvé que douze parallèles dans les Jàtakas^. Les arbres — douze arbres — ont caché la forêt à M. Rhys-Davids.

En résumé, entre ces deux extrêmes, — origine grecque des apologues indiens, origine indienne des apologues grecs, — il n'est pas de position intermédiaire que n'ait occupée quelque savant. En trente ans, de 1851 à 1880, plusieurs critiques, également armés de science et de conscience, se posent le même problème, et voici, en quelques mots, leurs contradictoires solutions :

« Tous les apologues communs aux deux peuples, dit Wagener, viennent de l'Inde à la Grèce. N'y reconnaissez-vous pas le cachet oriental"} » (Or Wagener n'est pas un orientaliste, mais un helléniste.)

« Non, riposte Weber, tous ces apologues viennent delà Grèce à l'Inde. Je n'y retrouve point le cachet oriental, mais comment peut-on y méconnaître le cachet hellénique! » (Or Weber n'est pas un helléniste, mais un orientaliste.)

(( Distinguons, dit Benfey : ni tous les apologues grecs ne sont d'origine orientale, ni tous les apologues orientaux ne sont d'origine grecque. Mais il y a eu, d'un peuple à l'autre, des emprunts réciproques. Je possède une pierre de touche — le principe de l'indétermination primitive des fables — qui nous permet de discerner la forme première de chaque récit. Sur soixante apologues que j'étudie, six sont d'origine orientale, les autres sont helléniques. » (Or Benfey n'est pas un helléniste, mais un orientaliste.)

« J'admets comme vous, corrige Keller, la réciprocité des emprunts. Mais les contes que vous dites helléniques sont généralement orientaux et inversement. Car votre pierre de touche n'est point la bonne. J'en possède une autre — le « principe de

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