‹ Les fabliauxChapitre 54 sur 257 · Hist. variées, XIII, 33. Comparez Strabon, XVII · texte numérisé non relu

Hist. variées, XIII, 33. Comparez Strabon, XVII

Quand il l'eut retrouvée, il l'épousa. » Il s'agit de cette Rhodopis sur laquelle couraient tant de légendes, qui fut aimée du frère de Sapho et dont les adorateurs étaient si nombreux que, portant chacun une seule pierre, ils purent élever une pyramide à sa gloire. Qui ne reconnaîtrait en elle une gracieuse aïeule de Cendrillon? Un aigle apporte à Psammétich la pantoufle de Rhodopis, comme une hirondelle apporte au roi Marc un cheveu d'Yseult la blonde, et c'est là un trait de vingt contes populaires.

M. Maspéro dit fort bien : « Même après vingt siècles de ruines et d'oubli, l'Egypte a conservé presque autant de contes amusants que de poèmes lyriques ou d'hymnes adressés à la divinité K » Ce sont des faits qu'ignorait Benfey et que méconnaissent ses disciples.

Contes merveilleux dans l'antiquité gréco-latine

« Il faut laisser de côté, dit Reinhold Kœhler, les essais forcés qu'on a tentés pour ramener à la mythologie grecque certains de nos contes -. »

C'est là une des plus étranges prétentions de l'école. Je veux ici rappeler quelques-uns de ces essais tentés pour ramener nos contes populaires, non pas à la mythologie grecque, mais à des contes grecs.

Benfey dit, dans sa préface : « Je ne connais qu'un seul et unique conte dont le fondement doive être en toute sécurité attribué à l'Occident. » C'est le conte du roi Midas, qui se retrouve dans le Siddhi-Kur ^ remaniement mogol du Vetàlapantchavinçàti ^ . — En voilà donc un, au moins. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps.

M. Cosquin n'en connaît qu'un, lui aussi; mais ce n'est pas le môme : « Psyché est le seul conte proprement dit qui nous

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