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Weimarische Beitràge zur Lit. u. Kunst, p

3. Pantchatantra , I, p. xxii. Il est vrai que Liebrecht ne veut pas abandonner ce conte plus que les autres et le revendique aussi pour l'Inde {Jahrbuch d'Ebert, III, p. 86). V. Schmidt, Griechische Màrchen, Leipzig, 1877, p. 224.

soit parvenu du monde gréco-romain i... » et il a admirablement prouvé, par une cinquantaine de parallèles '^, que ce conte merveilleux vit aujourd'hui de la même vie qu'au temps où Apulée le recouvrait d'un lourd manteau mythologique. — Voilà donc deux contes grecs, au moins. Deux hirondelles ne font-elles pas encore le printemps? Voici donc quelques hirondelles de plus.

Si l'Odyssée n'est point, comme le veulent certains savants, simplement un tissu de contes populaires, on y retrouve pourtant quelques-unes des <( formules » les plus répandues dans la tradition universelle. Brockhaus, R. Kœhler lui-même, Weber l'ont, chacun de son côté, montré jusqu'à l'évidence. Gerland ^ a réuni en un faisceau et enrichi leurs résultats. M. Rhode * a souscrit à la plupart de leurs conclusions, et M. Andrew Lang ^ a tiré de ces matériaux, accumulés par d'autres, de précieuses indications sur le travail d'épuration littéraire qu'ont subi, chez Homère, les contes primitifs. Pour nous en tenir aux rapprochements les plus certains, si l'on considère la conception centrale de l'Odyssée, — retour d'un voyageur déguisé près de sa femme, diverses épreuves qu'il subit avant d'être reconnu par elle, — on connaît un Ulysse messin, un Ulysse chinois. — La plaisanterie d'Ulysse chez Polyphème (guhç) reparaît dans un conte de la Boukhovine. — Les aventures de Polyphème se renouvellent dans des contes d'ogres gallois, orientaux, hongrois. — ■ Les Phéaciens peuvent être comparés aux Vidyâdhâris de Somadéva, et Somadéva est d'environ deux mille ans moins ancien qu'Homère. — Ulysse chez Circé traverse des aventures analogues à celles de l'Indien Vijaj^a et de ses compagnons. — « Le récit d'Ulysse chez les Phéaciens, dit Rohde, « cette antique robinsonnade, montre des traces évidentes d'un (( fantastique très primitif, souvent préhellénique. »

Voici quelques autres faits :

Benfey a consacré l'une des plus longues démonstrations de

1. L'origine des contes populaires européens et les théories de M. Lang, Paris, 1891, p. 16. Je ne crois pas trahir la pensée de M. Cosquin en coupant là cette citation.

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