Rohde, p
5. Rohde, p. 53. Ajoutez aux rapprochements de Rohde que c'est aussi le sujet d'une controverse dé Sénèque le Rhéteur [opéra declamatoria, éd. Bouillet, p. 563). — V., pour d'autres légendes, Rohde, p. 35 et p. 370.
d'OEsterley ^ : on y verra combien de contes moraux, de légendes erotiques, d'anas sont empruntés à des écrivains grecs ou latins, et combien de fois les notes de l'éditeur réunissent, pour le même récit, des noms orientaux et des noms classiques, Poljen et Pierre Alphonse, les Tusculanes et le Roman de Barlaam et de Joasaph, Ovide et les Quarante Vizirs. Mais
Tempore deficiar, tragicos si perseqiiar ignés, Vixque meos capiat nomina nuda liber.
Tenons-nous-en aux ignés comici, aux contes à rire.
La Fontaine n'a-t-il pas tiré d'Apulée son conte du Cuvierl d'Athénée, son vilain conte des Deux amis'!
S'aviserait-on de rechercher des contes à rire chez le grave orateur du Procès pour la couronne et du Procès de T ambassade ^ chez Eschine? Lisez pourtant la X*' de ses lettres : vous y trouverez un véritable fabliau, conté avec un esprit charmant, et très digne de La Fontaine. Vous y verrez comment une Agnès d'Ilion, fort semblable à l'héroïne de notre fabliau de la Grue, voue son innocence au fleuve Scamandre ; comment un certain Cimon abuse de sa naïveté, tout comme les valets et les clercs errants des contes du xiii^ siècle; comment, couronné de fleurs des eaux, il se fait passer, auprès de l'innocente Troyenne, pour le Scamandre, de même que le tisserand du Pantchatantra se fait, aux mêmes fins, passer pour Vichnou -, de même encore que frère Alberto du Décaméron se déguise en l'archange saint Michel 3.
Considérons maintenant les fabliaux de la seule collection Montaiglon-Raynaud qui ont des parallèles dans l'antiquité grecque et romaine.