Les Fêtes de Cérès
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Remarquez la forme condensée du récit, qui indique que les spectateurs reconnaissaient, au vol, une histoire connue. — Le conte d'Aristophane paraît bien moins concorder avec le Pliçon qu'avec le conte très voisin des Gesta Romanorum et de Pierre Alphonse (v. Gesammtah., II, p. xxxi); en tout cas, il est plus voisin du Pliçon que IHitopadésa (trad. Lancereau,
C'est un conte de Phèdre K — Transportez-le, sans y rien modifier d'essentiel, dans un milieu chevaleresque. Transformez seulement l'humble baudet en un noble palefroi; confiez le sujet à un poète moins désespérément sec que Phèdre : ce sera le charmant fabliau d'Iluon le Roi, le Vair Palefroi. (Montaiglon- Raynaud, I, 3.)
Un autre récit de Phèdre - nous offre les données essentielles du fabliau des Quatre souhaits Saint Martin (Montaiglon-Raynaud, V, 133).
La Casina de Plante, prise à Diphile, rappelle l'intrigue du fabliau du Prêtre et d'Alison (Montaiglon-Raynaud, II, 31 3).
Le fabliau de la veuve qui se console sur la tombe de son mari (Montaiglon-Raynaud, III, 70) est une variante grossière et altérée de la Matrone d'Ephèse, que nous racontent Phèdre ^ et Pétrone •"*.
Les Métamorphoses d'Apulée ^ nous rapportent un récit très comparable au fabliau des Braies au Cordelier (Montaiglon- Raynaud, III, 88 ; VI, 155).
Pour éprouver la chasteté des femmes, les Mille et une IVuits ont un miroir magique que ternit la femme infidèle qui s'y mire ; l'iVrioste connaît la coupe enchantée qui se répand sur le buveur, s'il est un mari trompé ^. Le manteau mal taillé du fabliau (Montaiglon-Raynaud, III, 55) s'allonge ou se raccourcit méchamment sur les épaules des épouses réputées les plus chastes de la cour d'Arthur. — De même, dans les légendes
1882, p. 54, ss.) qu'il faudrait pourtant, selon von der Hagen {op. cit., p. xxxii), considérer « als die grundla ge » de noire fabliau (v. notre appendice II).
1. Appendix, XVI. Il est acquis à la science que cet appendice est légitimement attribué à Phèdre.
2. Phèdre, appendix, IV. Voir, au chapitre VII, notre étude sur ce fabliau.
3. On peut conjecturer, d'après les données de la 363^ déclamation de Quinlilicn {Vestiplica prc Domina), que le rhéteur romain connaissait un récit analogue.