‹ Les Facéties de Pogge FlorentinChapitre 101 sur 169 · I.KS FACKTIKS DK l'CMK.i · texte numérisé non relu

I.KS FACKTIKS DK l'CMK.i

Bugidic, véritable oflicine^eineiisoiiges, créée parles secrétaires du Pape pour se distraire entre eux. Jusqu'au poniilicat de .Martin V, en effet, nous avions l'habitude de nous retirer dans une salle commune de la Cour. On y apportait les nouvelles, on s'entretenait de toutes sortes de sujets, le plus souvent pour se distraire, mais quelquefois aussi pour traiter des choses sérieuses. On n'épargnait personne, nous ne ménagions pas ceux qui nous déplaisaient, en commençant souvent par le Souverain Pontife lui-même. 11 arrivait ceci, <{ue plusieurs vinrent dans nos réunions de peur d'être les premiers raillés. Au premier rang" des causeurs se trouvait Razello, de Bologne, dont j'ai rapporté certains traits dans ce livre. J'ai parlé plusieurs fois aussi d'Antonio Lusco, esprit vif et pénétrant, et du Romain (lencio, très enclin à la plaisanterie. Enfin, j'ai à mon tour conté quelques ])onnes histoires. Actuellement, mes collègues sont morts, la Bugiale n'existe plus; soit par la faute des hommes, soit par celle du temps; la bonne habitude de rire et de causer est aujourd'hui perdue.

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