‹ Les Facéties de Pogge FlorentinChapitre 12 sur 169 · D. NiSAUD. cf. [). W), etc · texte numérisé non relu

D. NiSAUD. cf. [). W), etc

INTRODUCTION XXVil

reiix retour. Il avait préféré, dit-il, lui rendre ce devoir sous cette forme, à l'honneur de s'en acquitter de vive voix, parce qu'il voulait laisser à tous ceux qui étaient assez bons pour s'amuser de ses chétifs écrits, un témoignage public des sentiments qui l'animaient à son égard. Il y a, dans cette attention délicate, du courtisan au moins autant que de l'ami, dit Ch. Nisard; ce devoir rempli, il trempa dans le fiel le plus acre cette plume qui venait de distiller le miel le plus doux, et sous prétexte de réhabiliter Niccoli.il publia contre l'ennemi de Gosme et le sien, une invective, où il entasse sans scrupule, tous les termes injurieux et grossiers que lui fournissait abondamment la langue latine. Il est fort difTicile de traduire les invectives de Poggio, car le langage de la décence n'a pas la richesse de celui de l'obscénité, et les équivalents honnêtes qui les suppléent sont bientôt épuisés (1).

Une violente fureur s'empara de Fileifo, à la publication de ce libel, immédiatement il rendit les coups en travestissant, dans une nouvelle satire, les écrits et le caractère de Poggio, A cette satire, celui-ci répliqua par une nouvelle invective qu'il termine par ce torrent d'injures :

« Est-il quelqu'un, Fileifo, qui ne te voue un souverain mépris? Si quelques hommes fréquentent encore ta maison et te témoignent des égards, ce ne peut être que ceux qui se dédommagent auprès de ta femme, de ton insupportable radotage; bouc puant, monstre cornu, fourbe méchant, calomniateur, boute-feu, puisse la divine Providence t'écraser et t'anéantir comme l'ennemi des gens de bien; si tune peux t'empêcher de vomir des injures, eh bien! écris des satires contre ceux qui font leur cour à ta femme, exhale la puanteur de ta poitrine surles libertins qui ornent ta tète de cornes.»

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