Pastob, cf. I, p
INTRODUCTION XXXV
Nicolas V, assurément l'un des types les plus purs de la Renaissance chrétienne, en vint-il à fermer presque complètement les yeux sur les dangers delà fausse Renaissance? C'est un phénomène qu'on ne peut expliquer que par l'entraînement du moment » (1).
Poggio vit son sort s'améliorer par les largesses de Nicolas V, et il put dorénavant, se consacre)' presque entièrement à ses plaisirs littéraires.
C'est alors qu'il composa son Dialogue sur les Vicissitudes de la Fortune, qu'il dédia au pape, son protecteur, comme il lui avait dédié déjà, en qualité d'ami, son Dialogue sur le malheur des Princes. L'entretien sur les vicissitudes de la fortune esl le plus intéressant de tous les dialogues de Poggio : l'écrivain y donne des leçons de la plus haute philosophie, toutes basées sur des faits célèbres, et présente' le tableau des principales révolutions arrivées en Italie à la fin du xiv« siècle et dans les premières années du xve; il dévoile la doctrine des principes politiques des gouvernements de cette époque, il donne enfin l'itinéraire très remarquable du voyageur vénitien Conti (2).
Infaligaable, Poggio publie successivement son Dialo'