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IMHOUUCÏION XLI
Poggio. on inoiii'jint, laissait cinq lils de sun mariage (ie Vaggia de Buondelmonle, doni la félicité conjugale, dit un biographe, résista au temps et dépassa de beaucoup 1rs limites de la lune de miel.
Pietro-Paolo naquit en ]i38, prit l'habit de dominicain et fut promu prieur de Santa-Maria-della-Minerva, à Rome, fonctions qu'il exerça jusqu'à sa mort arrivée en l'i64.
Giovanni- Batista na(|uit (>n li;j9; il obtint le grade de docteur en droit civil et en droit canon, fut ensuite chanoine do Florence et d'Arozzo, recteur de l'église Saint- .lean-de-Latran, accolyte du souverain Pontife et clore assistant de la Chambre. Il a composé en latin, les vies de Niccolo Piccinino, fameux condotière du temps, et do Dominico (".opranico, cardinalde Formo.ll mouratenl470.
Jacopo naquit en li41 ; il fut le seul des enfants de Poggio qui n'embrassa pas l'état ecclésiastique. Ce fut un littérateur distingué, il mit en italien VJIistoire de Florence écrite par son père et la continua ; il publia une traduction de la Cyropcdie et de l'Histoire des quatre empereurs romains; il écrivit diverses compositions originales, un commentaire sur Le Triomphe de la Renommée^ de Pétrarque, qu'il dédia à Laurent de Médicis ; un traité sur les causes de la guerre entre la France et l'Espagne; la vie (h' Fi'ippo Scolario. dit Pippo Spano. Entré au service du cardinal Riario, ennemi acharné des Médicis, il était son secrétaire en 1478 et fut engagé par lui, dans la conspiratior. dos Pazzi. Le cardinalRiario parvint à s'échapper, mais le malheureux Jacopo subit le sort de la plupart des autres conjurés, qui furent pendus aux fenêtres du Palais de Justice de Florence.
Giovanni-Francesco, né en 1447, fut comme Giovanni- Batisla, chanoine de Florence et recteur de Saint-Jeande-Latran. Appelée Rome, il devint camérier du Pape, abréviatour dos lettres apostoliques. Léon X, qui l'avait en grandi' estime, le pi'it pour secrétaire. Il mourut à
XLIl INTRODUCTION
Rome le 25 juillet 1522, et fut ensevoli dans l'église de San-Gregorio, où son tombeau se voyait encore au temps de Recanati (1715).
Filippo naquit en 1450; c'est de sa naissance que Poggio se félicite dans une lettre à Carlo Arelino, en lui annonçant que, quoique septuagénaire, il vient d'avoir un fils plus fort et plus beau que tous ses aînés. Filippo obtint à l'âge de vingt ans, un canonicat à Florence, mais il n'entra pas dans les ordres et se retira de l'état ecclésiastique, pour épouser une jeune fille appartenant à une famille illustre et dont il eut trois filles.
Outre ces cinq fils, Poggio eut encore une fille, Lucrczia, qu'il maria de bonne heure à un Buondelmonte.Onne sait si celte fille provenait de son mariage, ou si elle était un des quatorze enfants qu'il avait eus précédemment de sa maîtresse.
La vie de Poggio Bracciolini a été plusieurs fois écrite ; on doit noter les travaux de Recanati, de Venise, et de Jacques Lenfant, mais la biographie la plus complète est due à un Anglais, W. Shepherd ; cet ouvrage, traduit en français en 1819 (1), aussitôt son apparition, est comme le résumé des nombreux panégyriques de l'écrivain Florentin, et sur lesquels il renchérit encore au point de négliger la critique et d'éviter le blâme. Le livre de Shepherd a un autre défaut fâcheux, c'est que la figure de Poggio se dégage avec peine, du milieu d'innombrables digressions et qu'elle est réduite au rôle d'accessoire, quand elle devrait en être le principal. Le traducteur avait bien senti le défaut, car il prend la précaution de dire dans sa préface, que «l'auteur a jugé avec raison, que la vie de Poggio devait être à la fois un tableau politicpie et une exposition détaillée des mœurs, des usages, des coutumes du quinzième siècle. » L'excuse n'est admissible qu'en partie. En effet, tout ce qui constitue raml)ianl de l'individu, tout
(i) Par le C<jmtk dk L\uhepin, snivant Oiurard.
INTRODUCTION Xl.lll
co qui L'onlribuo à le faire connaître et apprécier, tout cela est bon, utile et doit être présenté d'une manière plus ou moins détaillée ou condencée, mais faire un cours d'histoire à propos d'une biographie, n'est pas admissible. 11 n'y a jamais de trop longues biographies, il n'y a que trop souvent surabondance de détails oiseux et de hors d'œuvre.
C'est à l'œuvre de Shepherd que l'on a eu recours pour écrire cette notice, avec l'aide des autres historiens et de divers critiques qui font autorité en la matière, tels que P.-L. Ginguené, auteur d'une Histoire littéraire d'Italie, et Charles Xisard, dont les deux volumes sur Les Gladiateurs de laRépuhlique des Lettres avl xv, xvi etxvii^ siècles , ont été d'un précieux secours, llistclhuber et Liseux ont esquissé, eux aussi, une courte biographie de Poggio, mais trop succincte, trop insignifiante pour être de quelque utilité. Quant aux grands dictionnaires, aux encyclopédies, ils se sont cantonnés, comme toujours, dans une désespérante banalité, se contentant de se copier les uns les autres, selon leur déplorable routine. Les écrivains qui se sont occupé de l'époque de la Renaissance et des Humanistes en particulier, sont trop nombreux pour qu'il en soit fait mention ici, mais dont on on a, du reste, trouvé l'indication au cours du présent travail.
M.IV INTRODUCTION