LES SOULIERS A DURER LONGTEMPS
CONTE
Maraol, feignait d'être de fête.
Afin de Iroiujjcr .son balourd, l">t fit tant |iar humble requête, Qu'elle eut des souliers de veloiir>.
Mais tandis (ju'il va par la ville, Elle fait venir son valet.
Qui vous l'empoigne et vous rallile Ainsi qu'un grain de chapulet.
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l'absence du mari; puis, afin d'aller plus vite en besogne, elle grimpe l'escalier et s'étend par terre, mais de telle façon qu'on pouvait l'apercevoir de la porte. Pendant que la femme et son galant jouaient à la l)ête à deux dos, les jambes de celleci croisées sous les fesses de celui-là; le mari arriva avec un ami qu'il avait invité à dîner en tête à tète, car il pensait que sa femme, qu'il croyait déjà partie, ne rentrerait que fort tard. Arrivé au pied de l'escalier, notre homme, qui précédait son hôte, aperçut sa femme battant l'air de ses pieds. — « Ohé ! Pétruccia, lui cria-t-il, par la cul de l'âne! (c'était son juron habituel), si c'est ta façon de te promener, jamais tu n'useras ces souliers-là ' ».
En ceste facécie est monstre seulement que c'est de la joyeuseté de une facécieuse personne, car il en est de si plaisants que, (juelque mal qui leur adviengne, ilz ne
Des jambes son cul elle accole, Cependant qu'au branle du cul.
Ses pieds faisaient la cabriole, Voici revenir son cocu.
Alors il cria de la porte, Voyant ce nouveau passe-temps, — « Si tu vas toujours de la sorte, Tes souliers dureront longtemps. »
SuiOGNES : Cabiiicl safijriqxe.
1. rt Rien n'e--t comparable au maneigo de la bonne dame; maneige inestimable chez le sexe; parce ciu'il est souverainement salutaire, (j'est ce maneige qui purge, desseiche, nettoie, balaie, arrache les humeurs peccantes qui résident dans le corps des dames sujettes à l'opilation. Je consens donc qu'une dame qui s'apperçoit qu'elle guérit de ce maudit mal, par une
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s'en sçaui'oyenl desconforter; mesme en leur adversitez disent de li-ès bons et très joyeux proverbes, ainsi que le Perrusien. quand il vit Pétruce sa femme qui se jouoit avec son amy t-l que elle n'avait garde de user ses soulliers neufz.
Propos plaisant d-iin jeune Jtonnue ^
Une paysanne prétendait que si ses oies ne se portaient pas bien, c'était certainement qu'une voisine leur avait jeté un sort en les admirant sans avoir ajouté : « Dieu les bénisse ! » comme on le fait ordinaii'ement. En entendant cela, un jeune homme s'écria : — « Je comprends maintenant pourquoi mon aiguillette fait [)iteuse mine depuis quelques jours. C'est parce (juon a trop fait son éloge et qu'on a oublié d'ajouter la bénédiction. Je parierai qu'elle est ensorcelée, car elle n'a point
dose de société d'amour chaale le sacré cantique : témoiguaut ainsi ii la déesse ( '.y pris une reconnaissance immortelle.
Grande Reine de Cythère, 1>epuis l'àjïo de treize ans, En nous voire fds oj)ère Le ])lus prompt des restaurais Quand il va dans le trou bedou Dou, etc.
Rr 11 PI- ion de l'édilion d'AmsIcrdam.
1. J'erlncfliDit (liclutn citjusdam adnlei'cenlis. Opéra LXVII. — Noël 1, 7."). — Liseux LWil, t. I, p. 108.
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relevé la lé(e depuis. Dis donc, je t'en prie, Dieu la bénisse I afin qu'elle retrouve son ancienne vieueur. »
D'à II fameux imbécile '.
Le père d'un de mes amis fré({uentait la femme d'une espèce d'imbécile qui était bègue. Une nuit, s'étant rendu chez cette femme, dont il croyait le mari absent, il frappa assez fort à la porte en contrefaisant la voix du mari pour se faire ouvrir. L'imbécile, qui était à la maison, dit en entendant cette voix : — « Jeanne, Jeanne, ouvre donc, on dirait que c'est moi. »
LXL\
D'un paj/suii (/iii portaiL une oie à vendre '-.
In jeune paysan allait à Florence vendre une oie ; une dame facétieuse le voyant, lui demanda en riant le prix de son oie et celui-ci lui répondit :
.1 De riro slolido (jiii siviulantcm cocein ciedidit se ipsum esse. Opéra LWll!. —Noël 1, 75. — Liseux LXVIIl, t. I, p. 109.
1. De rusliid qui atisercin retialem deferebat. Opéra LXIX. — LisEtJX t. I, p. 1 10. — Fabliaux : Leorand, t. III. La Dame et le curé. — EusTACHE d'Amiens, I. III. I.c Uouchi-r d'AbheviUe. — Boccace. Le Dccanieroii Vlll, journée i et 'l, nouvelles, p. 35i. édition Garnier. — C'eut Nouvelles nouvelles, nouvelle ^VllI. La porteuse du rcHlrc cl du dos p. 75, édition Garnier. — B. de la Mon-