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de chan clier, Tandis que Poggio se continait dans le célil):d, Loonardo épou>ait une jeune iille de qualité de son pays. Ce mariage lui attira une foule de plaisanteries de la part de ses amis, qui s'ég"ayèrentfortà son sujet. Poggio lui écrivit tout ce qu'on disait à Rome et, sur un ton ironique, il lui demanda son opinion sur le mariage d'après sa récente expérience. Leonardo lui répondit aussitôt sur le ton d un homme fort satisfait de son nouvel état, non sans se plaindre toutefois des frais de la noce :
(( Il est incroyable, lui mande-t-il, combien il on coîite pour se marier. J'ai épuisé, pour les repas de noce, le marché, les boutiques des pâtissiers, des confiseurs, des marchands de volailles et de gibier; mais tout cela n'est encore rien auprès de ce qu'il m'en a coûté pour l'habillement et la parure de ma femme; c'est une dépense (jui n'a pas de bornes. Do sorte que j'ai, dans une seule nuit, consommé mon mariage et dépensé tout mon bien » (1).
Le nouveau marié prenait non seulement en bonne part les plaisanteries de ses amis, mais il ajoutait encore sa bonne humeur à leur gaîté maligne; car il ne passait pas pour généreux; peut-être n'était-il qu'économe à une époque où l'on se plaignait, non sans raison, de la trop grande dépense qui se faisait d'ordinaire aux noces.
Mais des événements autrement importants allaient troubler de nouveau la quiétude des employés pontificaux. Jean XXIII, sur l'insistance de l'empereur Sigismond, s'était enfin décidé à convoquer, à Constance, le concile œcuménique qui devait mettre tin au schisme d'Occident, extirper les hérésies et rétablir la discipline dans l'Eglise, (l'est à regret et avec de noirs pressentiments, que Jean XXIII quitta Rome pour se rendre à Constance, où il arriva le 28 octobre 1*14, accompagné de la plupart des oiUciers de sa cour, parmi lesquels se trouvait Poggioque