‹ Les Facéties de Pogge FlorentinChapitre 70 sur 169 · GLI · texte numérisé non relu

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Singulière raison d'un berger '.

La femme d'un berger de Riva, bourg très froid de la montagne, avait de fréquents rapports avec son curé, il en résulta un enfant, qu'elle éleva dans la maison de son mari. Lorsque cet enfant eut

1. De uxore parloris quœ de sacerdole filium hobuit, Opéra CLI. — Noël, I, 161, II, 146. — Lenfant : Poqgiana, t. II, p. 209. LiSEUx, CLI, t. I, 32. — D'un Posiore Nouvelle méthode italienne de iMM. de Port-Royal, 1736, p. 152. Anonyme (cité parj Noël). Conscientia postoris, t. II, p. 116.

atteint VAge de sept ans, le prêtre avec de bonnes paroles fit comprendre au berger que puisqu'il en était le père, il désirait en conséquence l'emmener avec lui au presbytère. — « Point du tout, répliqua le berger, je veux pour moi cet enfant né dans ma maison. Ce serait en effet méconnaître mes intérêts, comme ceux de mon maitre, si, après avoir fait couvrir ses brebis par les béliers des voisins, je m'avisais de donner à ces étrangers les agneaux, sous prétexte qu'ils sont les produits de leurs béliers .

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