Shepiibud. cf. p. 1 l;î
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de l'Italie et finit par recouvrer sa charge de secrétaire auprès de Martin V, vers la fin de 1420.
Poggio dit lui-môme (l), qu'il obtint la place sans trop de dilTicullé et l'on s'est demandé comment Martin V, qui se montrait d'ordinaire très sévère à l'égard de ses subordonnés sur le chapitre des mœurs et de la tenue, ait pu prendre à son service « un libertin de cette espèce.»
C'est que ce pape était comme Innocent VII, épris des belles lettres, qu'il avait le culte de la science, des arts et de la paix. Il ne pouvait, en conséquence, oublier que Poggio avait été le rédacteur de la bulle remarquable lancée le !«'' septembre 1406, par laquelle Innocent faisait connaître sa volonté de restaurera Rome, les études des sciences et des arts libéraux, dans cette Université fondée par Boniface VIII. Le style général de cette bulle et particulièrement l'éloge de la ville éternelle qui la termine sont du plus pur style humaniste. « Il n'est pas sur la terre, y est-il dit, de ville plus illustre ou plus noble que Rome, de ville où les études que nous voulons restaurer ici, aient joui d'une égale splendeur; car, c'est ici que la la littérature latine a été fondée, que le droit civil a été pris par écrit; c'estici que les nations l'ont reçu; ici est également le siège du droit canon. C'est à Rome qu'a été créée toute philosophie et toute doctrine; c'est tout au moins Rome qui en a hérité des Grecs. En conséquence, si d'autres villes enseignent des sciences étrangères, Rome n'enseigne que sa science propre » (2).
Le premier soin de Poggio en rentrant à Rome, fut de renouer avec ses amis toutes ses anciennes relations d'autrefois et d'en resserrer même plus étroitement les liens. Tous les jours, leur ennuyeuse besogne terminée à la chancellerie, ils se divertissaient dans des conversations dos plus légères. Celte réunion se tenait en un lieu