AR CT
minima. Pour déterminer la croissance, la ration doit s’élever au-dessus de 3 %, et les chiffres moyens obtenus sont compris entre 3 et 8 %.
On peut donc dire pour s’en tenir à un chiffre moyen que le minimum protéique chez le rat se trouve aux environs de 8-10 %. Si l’on voulait utiliser ce chiffre pour avoir une indication chez l'enfant, par exemple en prenant comme type de ration complète le lait de femme, on obtiendrait effectivement un chiffre de protéines équivalent à celui que ce lait contient habituellement, c’està-dire 11 à 12 gr. ce qui est assez intéressant.
Les mêmes auteurs, et d’autre part SLOMAKER, READER et DRUMMOND, ont recherché également si un excès de protéine n'avait pas un inconvénient. Autrement dit, ils ont recherché la limite supérieure compatible avec la croissance.
Pour OSBORNE et MENDEL ce taux est de 30 % de protides pour la ration totale.
Pour SLOMAKER, la croissance est ralentie pour un taux variant entre 10.3 % et 26,3 %.
READER et DRUMMOND publient une expérience dans laquelle
— Les sujets recevant l’alimentation de type I présentent une croissance normale (taux protéique — 20 %).
— Ceux du groupe II une croissance ralentie (taux protéique — 45 %).
— Ceux du groupe III restent arriérés (taux protéique — 90 %).
Ces expériences sur les limites supérieures du taux protéique ne sont pas moins intéressantes que celles qui précèdent. Le lait de vache contient normalement 33 à 35 gr. de protéines, lorsqu'il n’est pas coupé. Ce taux avoisine celui qu’indiquent OSBORNE et MENDEL et surtout SLOMAKER. S'il convient parfaitement au jeune veau dont les besoins de croissance sont le double de ceux de l’homme, il n’en saurait être de même chez l’enfant où il contient une part de protéines excessives. Nous rejoignons par ces considérations théoriques la pratique habituelle du coupage.
Mais nous en tirerons surtout un enseignement et une conclusion. C’est qu’il faut rester dans une juste mesure, ne pas s’exagérer les besoins protéiques de la croissance, et ne pas les réduire à leur minimum théorique.
Un enfant d’un mois reçoit comme ration de base 110 calories par kilogramme, ce qui représente 585 gr. de lait de femme moyen, il reçoit par jour et par kilogramme 1 gr. 9 de protéines.
MES PNR
C’est le chiffre qu’il nous semble le plus simple d'adopter, et se trouve compris dans les valeurs moyennes.
L’inégalité valeur des protéines.
Malgré tout, ce serait une erreur de considérer ce chiffre comme absolu. Cette question ne peut se résoudre seulement d’un point de vue quantitatif. Les besoins de l’organisme sont variables selon la qualité des substances quaternaires. On sait qu'il faut plus de protéines végétales que de protéines animales pour satisfaire aux besoins de l’organisme.
D’après Mac CoLLuM, la croissance retient 23 % des protéines du blé et 63 % des protéines du lait, pour fournir à l’organisme une part équivalente, il faut donc donner un peu plus du double de protéines végétales que de protéines animales.
Et bien plus, si le lait, l’œuf, la viande contiennent des protéines capables d’assurer la croissance, celles du maïs, de l’avoine en sont incapables.
I1 faut donc aller plus loin pour trouver le véritable besoin de croissance, les protéines en sont l’élément de base et il faut en fournir un certain taux. mais c’est dans les constituants de la matière albumineuse que l’on trouve les facteurs essentiels de croissance : les acides aminés.