‹ Les facteurs alimentaires de croissance chez l'enfantChapitre 12 sur 67 · Acides monoéminés ou Groupe de la Leucine · texte numérisé non relu

Acides monoéminés ou Groupe de la Leucine

Glycocolle ou glycine. — C’est le plus simple de tous les acides aminés, on l’obtient facilement par hydrolyse de la gélatine. Sa constitution chimique est la suivante :

H — CH (NH2) — COOH

Au point de vue biologique, on a recherché son rôle sur l’entretien de l’être vivant comme sur la croissance. Ce rôle s’est montré négatif. On le trouve en abondance dans un grand nombre de corps protéiques. Il ne nous intéresse donc pas directement.

Alanine — a pour formule CH3 — CH (NH2) — COOH ; il existe dans la plupart des protéines et en particulier dans la gélatine, mais ne semble pas avoir de rôle direct sur la croissance.

Valine — elle est retirée dans les mêmes conditions ; sa formule est (CH3)2 — CH — CH (NH?) — COOH ; elle n’a pas de rôle sur la croissance.

Leucine est un acide amino-caproïque de formule

C H3 )cH — CH (NH2) — COOH

et comprenant plusieurs corps. Toutees les leucines n’ont pas été l’objet d’investigations au point de vue biologique. Celles qui ont été faites ont été négatives. On signale cependant (GUGGENHEIM) qu'elle aurait favorisé le développement de certains microorganismes.

L’isoleucine — produit de nombreuses substances albumineuses par le pancréas, n’a pas de rôle sur la croissance.

La Sérine trouvée dans nombre de protéines, n’a pas de rôle non plus sur la croissance. Sa formule est :

CH20H — CH (NH2) — COOH.

et

Il. Acides monoaminés bibasiques ou Groupe de l’acide aspartique.

Les acides de ce groupe n’ont pas de rôle sur la croissance.

Ce sont l’acide aspartique :

COOH — CH2 — CH (NH2) — COOH

l'acide glutamique :

COOH — CH2 — CH (NH2) — COOH Ces acides sont des produits d’hydrolyse des protéines par

les acides ou par le pancréas.

II. Acides diaminés monobasiques des groupes de l’arginine. Ces principaux acides aminés sont la lysine et l’arginine. LA LYSINE.

Elle a été trouvée dans les produits de transformation de la caséine sous l’action de l’acide chlorhydrique. Sa formule chimique est la suivante :

(NH2) — CH2 — CH2 — CH2 — CH2--— CH (NH2) — COOH Rôle biologique. — La lysine a une importance très grande

sur la croissance qu’OSBORNE et MENDEL ont mis en évidence de même que Lewis et RooT.

Gliadine seule. Durée de l’expérience. Gain de poids. 91 jours 17 grammes 91 « 20 € 28 < 0 « Gliadine plus lysine.

à 0,5 % 42 « 19 « à 0,5 % 35 « 49 € Ale 42 « 55 « A ES 42 « 49 «

ABDERHALDEN a de même fait des expériences montrant que la lysine améliore le bilan azoté, et diminue la rétention azotée.

Aliment azoté Bilan Gliadine digérée seule DS UT DS A2 NN Gliadine plus 2 gr. de lysine 0,42 — 0,35 — 0,24 D LAS UN

Des rats recevants 8,12 gr. d’N par jour, sous forme de gliadine seule, présentent un bilan azoté de DU 078. -PaAr

SC: Que

contre, si la lysine est ajoutée à la gliadine on obtient des chiffres meilleurs : 0,42, 0,35, 0,24.

De même des femelles en état de gestation ne peuvent nourrir leurs petits si elles reçoivent exclusivement de la Zéine.

L’adjonction de lysine les place au contraire dans des conditions normales. (OSBORNE, LAFAYETTE, MENDEL, WAKEMAN).

D’autres expériences l’ont montré avec plus de rigueur. Hopxins et WiLLCOOK en remplaçant dans la ration du rat la caséine par la zéine (albumine du lait) ont déterminé un arrêt de croissance que ni le glycocolle, ni l’oxyproline, ni la lysine, ni le tryptophane n’avaient fait cesser. Mais OSBORNE et MENDEL ont repris ces expériences en montrant que la lysine ajoutée au régime permettait aux animaux de reprendre leur croissance, à la condition toutefois qu’elle soit associée au tryptophane.

La lysine est très fréquemment et abondamment rencontrée. VAN SLYKE, BIRCHARD, ont montré que dans l’hémoglobine, la caséine, la gélatine, la moitié de l’azote aminé libre appartient à la lysine.

On trouve de la lysine dans le lait et la levure comme le montrent les chiffres suivants empruntés à GUGGENHEIM : Caséine : 5,8 % (Huart) ; Paracaséine : 7,16 % (Bisseger) ; Lactalbumine : 9,16 % (Osborne et Van Slyke) ; Levure : 11,34 (Schroder) et 3,6 (Kiessel).

C’est donc un corps indispensable à la croissance et qu’on rencontre dans de nombreux aliments.

L’ARGININE

est obtenue par l’hydrolyse des protéines, mais on a pu en faire la synthèse à partir de 2 composés plus simples : l’ornithine et la cyanamide. Elle semble être dans l’organisme un des produits qui explique le mieux la formation d’urée.

Biologiquement, elle a été étudiée conjointement avec l’histidine, ce qui a donné des résultats contradictoires.

Les premières expériences de RosE et Cox avaient montré que la suppression de l’arginine et de l’histidine arrêtait la croissance, et que l’adjonction de chacun des deux produits déterminait la reprise. Mais les auteurs eux-mêmes, ainsi que STEWART, KOSsEL-KUTSCHER en discutent actuellement la valeur.

En tous cas, l’arginine favorise la digestion tryptique en jouant un rôle de catalyseur (Guggenheim), et favoriserait l’'émulsion des graisses par la lipase pancréatique, ce qui confère, à défaut de rôle spécifique sur la croissance, un rôle secondaire d’'assimilation qui peut n'être pas négligeable et expliquer en partie, les premiers résultats trouvés par RosE et Cox.

hu | er

On la trouve dans un grand nombre d’albumines : Albumine de levure : 3,32 (Schrôder) : Sérum sanguin desséché : 0,7 (Hédin) ; Jaune d’œuf : 2,09 (Orgleneister) ; Albumine de l’œuf : 2,14 (Hugouneug) ; Lactalbumine : 3,47 (Osborne-Van Slyke) ; Protamine du sperme de saumon : 84 (Kessel et Kutscher).

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