‹ Les facteurs alimentaires de croissance chez l'enfantChapitre 21 sur 67 · TENEUR DES LAITS · texte numérisé non relu

TENEUR DES LAITS

Elle est beaucoup plus abondante dans le lait de vache que dans le lait de femme comme en témoignent les analyses suivantes :

Lait de vache : pour ARTHUS : 35 gr. ; LETULLE : 28 à 35 gr. ; MARFAN : 35 gr. ; MATHIEU : 27 à 30 gr. ; RANDNITZ : 80 gr.

Lait de femme : Pour ARTHUS : 9,7 à 13,5 ; LETULLE : 8 à 15 ; MARFAN : 13 ; MATHIEU : 8 ; RANDNITZ : 6 à 10.

Enfin, nous avons déjà parlé de son rôle sur la croissance. Pour OSBORNE et MENDEL, elle est apte à l’entretien et à la croissance.

La Lactalbumine.

La lactalbumine est un corps différent de la caséine par sa nature physico-chimique. La lactalbumine présente les propriétés générales des albumines et notamment de la sérumalbumine, dont elle ne diffère que par le pouvoir rotatoire (ARTHUS).

On peut l’isoler de la caséine et de la lactoglobuline non seulement par des procédés chimiques, mais par la filtration sur bougie de porcelaine, ou par l’ultrafiltration.

Elle diffère de la caséine par ses éléments chimiques car la caséine est seule à contenir du phosphore, et par se teneur en acides aminés qui permet de la considérer comme supérieure à la caséine du point de vue biologique. Enfin, elle reflète beaucoup mieux que cette dernière substance, le milieu intérieur du sérum sanguin, par sa parenté avec l’albumine de ce sérum (PORCHER).

Sa supériorité biologique a été affirmée par la plupart des auteurs, on peut dire qu’elle est une source d’acide aminé par excellence, elle fait toute la valeur alimentaire du petit lait, et son emploi s’est révélé très avantageux tant au point de vue expérimental pur, qu’au point de vue clinique (CoccH1i) ou dans son emploi quotidien dans les fermages et les porcheries. OSBORNE et MENDEL ont montré sa supériorité sur la caséine. La lactalbumine permet la croissance jusqu’à 4,5 % dans la ration, alors qu’il faut 12 % de caséine pour obtenir les mêmes résultats.

Les analyses donnant sa teneur en acides aminés sont d'accord pour montrer que c’est la substance la plus riche et la mieux équilibrée (voir chapitre I).

Elle semble de ce fait une substance de choix pour mettre en pratique les avantages de la supplémentation, mais cette question qui nous intéresse particulièrement sur le terrain clinique soulève des difficultés que nous allons brièvement examiner.

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