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Les protéines du tournesol ne semblent donc pas réaliser un type d'équilibre parfait en acides aminés. Elles ne permettent la croissance que si l’on ajoute des acides aminés, par exemple sous la forme de lactalbumine ou de levure de bière. Les résultats sont alors satisfaisants. Mais il faut en retenir que le tournesol ne peut être donné à l’enfant à l’état pur.
Mode d’emploi en clinique infantile.
Nous n'avons pas l'intention ici, de faire une exposé complet sur le tournesol au point de vue elinique, sur ses indications et les résultats qu’il apporte dans chaque cas. Après avoir exposé la préparation habituelle de ce produit, nous renvoyons au travail de M. WiLLEMIN CLOG, et à l’article très complet de MM. RiBa- DEAU-DUMAS, R. MATHIEU, WILLEMIN CLOG, paru en 1930 dans Le Nourrisson. Nous ne verrons ici que le point de vue de la croissance, et la technique qu'il faut employer si l’on ne veut pas voir se produire les fléchissements de la courbe de poids chez l’enfant qui reçoit une telle alimentation.
Mode d'emploi et préparation.
Voici la technique utilisée dans le service de la Salpétrière et décrite par M. RIBADEAU-DUMAS.
Les protéines végétales doivent être cuites pour amener la dislocation de la molécule azotée. Le tournesol ne supporte pas l'ébullition qui produit de gros grumeaux, mais cet inconvénient disparaît en présence de l’amidon.
Le mélange est fait de préférence avec la crème de riz.
Pour obtenir une ration calorique suffisante, on prépare une bouillie à 5 ou 10 p. 100. Le maltage est nécessaire, de même l’addition d’une certaine quantité de chlorure de sodium.
Le chiffre moyen de l’aleurone incorporé dans la bouillie est de 4 p. 100, chiffre répondant à une ration équilibrée en azote.
La bouillie est ainsi constituée : Crème de riz, 10 ; sucre, 5 : Malt, 2,5 ; Tournesol, 4 ; Eau, 76,5.
Elle représente 700 calories pour un litre, avec, pour la part de calories revenant aux protéines, une valeur de 14,5 %. On peut en modifier les compositions suivant les cas.
Préparation :
On mélange les doses convenables des deux farines dans l’eau froide, dont la quantité représente une fois et demie la valeur du biberon que doit recevoir l’enfant. On cuit à feu doux, en agitant, ce qui réduit le volume d’un tiers. On retire la bouillie du feu et on malte. Après éclaircissement on la soumet à l’ébullition pendant 1 minute. On ajoute 5 % de sucre, on peut s’il y a lieu ajouter de la graisse de beurre.
Le Nourrisson, 1930.