LA VITAMINE A ET LA CROISSANCE
La vitamine A possède une action stimulante sur la croissance, comme l’ont montré les travaux de VON EULER et HELL- STROME en 1928, et T. MoorE en 1929. Ii en est de même du carotène qui est d'autant plus efficace qu'il est plus pur. RANDOIN et SIMMONET l'ont également mis en évidence.
L'animal de choix est le rat blane. L’avitaminose est d’abord marquée par de l’anorexie, puis la croissance s'arrête. Si la Carence est prolongée, la xérophtalmie fait son apparition, un état
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de dénutrition s’observe. Chez un rat de 30 grammes, l’arrêt de croissance se fait vers le 40° jour de l’avitaminose, la survie est de 70 jours, après quoi la mort survient.
La condition préliminaire de toute expérience est l’établissement d’un régime équilibré comportant les autres substances alimentaires nécessaires. RANDOIN et NETTER ont montré que dans ces conditions, les survies sont très longues, et particulièrement aptes à l’étude de la carence pure. L’addition de carotène au régime suffit à permettre dans l’organisme animal la synthèse de la vitamine A.
En clinique, M. LESNÉ décrit de la façon suivante l’action du facteur A sur la croissance et l’état général : « L’huile de foie de morue, de par l'existence en quantité considérable du facteur A, détermine en effet une ascension rapide de la courbe du poids ; et une croissance de la taille des enfants. La nutrition générale est également influencée très favorablement par le médicament. Chez l’enfant on constate que la peau devient douce, les cheveux sont brillants et abondants, le caractère est heureusement modifié. La gaieté, l’amélioration de l’état général, indiquent que l'huile de foie de morue est un médicament entrophique puissant. Cette action est bien connue des éleveurs qui donnent actuellement de l’huile de foie de morue pour provoquer chez les jeunes poulains une croissance rapide et une bonne forme physique. ».
La vitamine A mérite donc particulièrement le nom de facteur de croissance, de nombreux travaux ont cherché à jeter quelque lumière sur l’action biochimique et physiologique qui lui est propre, nous allons résumer brièvement la conclusion qui s’en dégage après quoi nous rappellerons les symptomes des carences en vitamine À, et nous examinerons les sources de ce facteur.
METABOLISME DE LA VITAMINE A.
Vitamine A et liquides.
L'arrêt de croissance déterminé par la carence en vitamine À serait dû, essentiellement, à un trouble apporté dans l’assimilation des lipides. Ce n’est pas l’absorption des lipides qui serait modifiée, mais leur assimilation proprement dite, au niveau des tissus. Telle est la conclusion des travaux de RanNDpoin et SIMONNET. LIAUG et WAGNER déclarent, d'autre part, que dans la carence en facteur À, l'organisme ne peut plus élaborer de lipides à partir des glucides.
Les expériences de JAVILLIER, ROUSSEAU, EMERIQUE, parais-