D RAO
unités Lovibond de Carotène.
unités Lovibond de vitamine A.
unités Lovibond de vitamine A.
unités Lovibond de vitamine A.
milligram. pour 100.
microgrammes de carotène.
microgrammes de vitamine A.
VITAMINES B
La vitamine B a un rôle certain sur la croissance, le nourrisson et l’animal qui en sont privés ne grandissent plus et ne prennent plus de poids. Bien avant l’apparition des manifestations nerveuses de la carence, cette pause est un témoin de l’avitaminose B, et comme l’a montré M. RiBapEAU-DuMas, de la carence frustre que l’on peut observer dans nos pays.
Mais son rôle est multiple, l’avitaminose frustre se manifeste par l’anorexie, une raideur musculaire, un changement de caractère. Avant même l’apparition du béribéri et de ses symptômes divers, digestifs, cardio-vasculaires, nerveux et généraux, l’on aperçoit déjà le rôle complexe de la vitamine B.
Historique. — Classification.
Ces diverses fonctions de la vitamine B ne furent pas connues dès le début des recherches. À ce moment, on la connaissait sous le nom de facteur antibéribérique, ce qui ne désignait que son rôle le plus apparent.
Ainsi que la vitamine C, on la classait dans le groupe des vitamines hydrosolubles, par opposition à la vitamine A, liposoluble.
Ce n’est qu’en 1926, à la suite des travaux de J. GOLDENBERG et J. D. LiLLIE, que le facteur B fut reconnu comme étant un complexe, répondant à diverses propriétés biologiques. Deux facleurs furent alors identifiés par leur résistance inégale à la chaleur. Le moins résistant était la vitamine antibéribérique proprement dite. Le plus résistant fut considéré comme une seconde vitamine que l’on désigna sous le nom de B2, mais que la plupart des auteurs actuels nomment facteur B3.
On considéra que l’absence de ce facteur déterminait à la fois une modification de la peau rappellant la pellagre humaine, et un arrêt de la croissance.
C’est en 1933, que les travaux de GYORGY, WAGNER et JAU- REGG, et surtout ceux de KUHN, dévoilèrent sa nature. Ils mirent en ‘évidence l'existence d’un pigment jaune, soluble dans l’eau, présentant une fluorescence verte, et dont l’activité vitaminique semblait point pour point répondre à celle de la seconde vitamine
QG
B. Kuux l’isola du blanc d'œuf, puis du petit lait, c’est pourquoi il lui donna le nom de lactoflavine.
La lactoflavine favorise la croissance de jeunes rats, comme la vitamine étudiée. A vrai dire, ce n’était pas le premier corps de ce groupe que l’on venait de découvrir. Dès 1879, A. W. BLYTH avait isolé du petit lait un corps impur analogue qu'il avait dénommé lactochrome. De même, BARÉJA et SZENT-GYORJYL avaient retiré la cytoflavine du muscle cardiaque du porc. C’est donc tout le groupe des flavines que l’on découvrait, et dans lequel, la lactoflavine fut identifiée par Kuxn à la vitamine que l’on désigne maintenant sous le nom de B3.
Les recherches plus récentes ont confirmé cette identification, mais en même temps, on dénia à la lactoflavine une action sur la pellagre humaine.
À la suite des travaux de FUNK, GOLDENBERGER, TANNER, WEIL et MOURIQUAUD, on considéra que cette fonction antipellagreuse, ou antidermitique revenait à un nouveau facteur. C’est celui-ci que l’on désigne sous le nom de vitamine B6.
D’autres travaux ont paru, cherchant à préciser l’existence d’autres vitamines contenues dans le complexe B. Divers auteurs reconnaissent des facteurs B4, B5. Mais leur nature chimique est inconnue, et leur existence même contestée, ainsi LECOCQ ne voit pas de différence entre B2, B4, B5 et même B3.
De plus, les auteurs donnent à ces facteurs, des noms différents, ce qui rend la question assez confuse. Nous en resterons à la classification que l’on tend actuellement à adopter en général :
La vitamine B comprend les facteurs suivants
1° Vitamine B1 antinévritique. —— Elle est appelée BP par SALMON, F par SMITH.
2° Vitamine B2, dite d'utilisation celluüluire. — RANDOIN et SIMONNET, WILLIAMS et WATTERMAN l’appellent B3.
3° Vitamine B3, dite d'utilisation nutritive. — Elle est appelée B2 par RANDOIN et SIMONNET, B4 ou B5 ou même H par d’autres auteurs. Elle répond à la seconde vitamine trouvée après la vitamine antinévritique par KuHN et appelée souvent encore ainsi.
4° La vitamine antipellagreuse est appelée B6. — Mais d’autres auteurs la nomment facteur P ou P-P.
Il en résulte une certaine confusion, surtout entre les facteurs B2 et B3, mais, comme en pratique, les sources de vitamine B apportent tous ces facteurs à la fois, comme d’autre part, ainsi que nous le verrons, chacun de ces facteurs semble agir le mieux
lorsqu'il est en présence des autres, ces distinctions ont, pour le moment, une importance plus théorique que pratique.