‹ Les facteurs alimentaires de croissance chez l'enfantChapitre 60 sur 67 · NN · texte numérisé non relu

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En second lieu, les jus de fruits de réaction acide, restent très longtemps une source excellente de vitamine C.

La vitamine C résiste à la chaleur, à condition qu’elle soit à l'abri de l’oxygène, grâce à une couche de paraffine (HART, Has- TINGS, FRAZIER, LEPROWSKI). Dans certains fruits qui restent très longtemps riches en acide ascorbique, la peau jouerait un rôle protecteur (pomme de terre, pomme (BRACEWELL, HOYLE, ZiL va).

La vitamine C est dialysable.

Elle n’est pas absorbée par les substances qui retiennent les vitamines B, hydrate de fer colloïdal, acide silico-tungstique, et surtout terre à foulon. Elle est absorbable par le charbon de bois et les bougies poreuses.

Elle n’est pas altérée par les rayons ultra-violets, à moins qu'ils ne mettent en liberté de l’ozone.

Elle peut, enfin, résister à la dessication, lorsque celle-ci a lieu avec certaines précautions.

Unité internationale.

La découverte de la synthèse de la vitamine C a permis d'employer des unités directes, sans l’aide de tests biologiques. Le Comité d'hygiène de la Société des Nations a proposé (septembre 1934) comme mesure étalon internationale l’acide ascorbique lévogyre. L'unité de vitamine C a une valeur correspondante à l’activité en vitamine C de 0,05 milligramme d’acide ascorbique lévogyre.

Les comprimés vendus dans le commerce contiennent une quantité d'acide ascorbique variable, de 0 gr., 025 à 0 gr., 05. Les ampoules sont de 0 gr., 025 ou de 0 gr., 10 — ce qui représente 500 à 1.000 unités internationales pour les comprimés et 500 à 2.000 pour les ampoules.

La vitamine C et la croissance.

L'arrêt de croissance est signalé par tous les auteurs, au cours de l’avitaminose C, comme étant l’un des premiers Symptômes. La vitamine C est donc indispensable à la croissance pondérale et staturale.

P. WoORINGER l’a montré chez le cobaye, et selon lui, cet animal, une fois carencé s’est trouvé rappeler d’assez près l’athrepsie infantile ou certains états dystrophiques des nourrissons.

Chez les enfants, NASsAU et SINGER ont noté, dès 1922, que la carence en vitamines scorbutique provoque une perturbation pro-

fonde de la croissance, le poids reste stationnaire tandis que l’allongement de la taille se poursuit au ralenti, aussi longtemps que le régime du lait avitaminé est continué. Si l’on donne aux enfants une quantité suffisante de jus de fruits, la croissance staturale s'accélère et devient très satisfaisante.

M. RIBADEAU-DUMaAS, cite également les cas observés à la Maternité. « A la Maternité, nous avons observé chez la plupart des nourrissons élevés au lait stérilisé une inappétence à peu près absolue. Les courbes accusaient une stagnation du poids, et une légère élévation de température avoisinant 38°. On ne trouvait aucun signe digestif, aucune infection susceptible d’expliquer cette hyperthermie. Les enfants étaient grognons, pâles, sans anémie vraie. Tous prenaient quotidiennement une cuillerée de jus de citron. Mais alors que les plus jeunes nourrissons de la crêche continuaient à bien prendre leurs biberons et poursuivaient leur croissance normale, seuls, les plus âgés qui avaient dépassé le premier semestre, atteignant 6 mois et plus, refusaient leur repas avec opiniâtreté. Après quelques tâtonnements on augmenta la dose de jus de citron, et presque immédiatement l’enfant reprenant une alimentation suffisante, redressait sa courbe de poids, tandis que la température redevenait normale ». (Les carences frustres chez l’enfant du premier âge).

L'action de la vitamine C sur la croissance est donc certaine, il semble qu’elle soit avant tout, comme l’indiquent ses propriétés chimiques, un élément d’échange cellulaire.

MÉTABOLISME DE LA VITAMINE C.

De cet échange résulte toute la vitalité de l’organisme. II est clair que l’acide ascorbique intervient dans les oxydations et reductions, mais grâce à ce mécanisme ou par des propriétés encore obscures, il semble avoir une part dans les mouvements de plusieurs éléments métalliques ou métalloïdiques, Magnésium, Caicium, Phosphore, fer, dans celui du Chlore, et il joue dans l’équilibre acido-basique de l'organisme et dans le métabolisme de l’eau. Ces actions qui sont si différentes de celles des autres vitamines, rendent mieux compte néanmoins de l’aspect si particulier du scorbut.

Nous n’avons pas la prétention d’exposer ici le métabolisme réel de la vitamine C qui d’ailleurs n’est pas entièrement, ni profondément connue. Nous voulons seulement illustrer par quelques exemples, ce que nous venons de dire.

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