PIANOS — HERZ
OÙ il n'avait obtenu qu'une mention, sa maison avait pris, en 1844, un grand développement : il faisait à cette époque 400 pianos par an, et leur valeur artistique était fort appréciée ; le jury lui décerna une médaille d'or pour ses petits pianos à queue, ses pianos carrés à 2 et 3 cordes et son piano droit à cordes obliques, classés au premier rang. H. Herz partit alors à l'étranger où il donna une fructueuse série de concerls de 1845 à 1851. Pendant son absence, un brevet fut pris à son nom pour des instruments dont la mécanique reposait sur le parquet du clavier (1849). L'exposition de Londres, en 185 1, ne lui valut qu'une mention, mais à Paris, en 1855, il mérita une médaille d'honneur. A dater de ce moment, la manufacture de H. Herz fit de rapides et incessants progrès. Si elle a longtemps végété, elle s'est élevée tout à coup au rang des premières maisons de Paris. A Londres, en 1862, le jury reconnut : « la perfection de toutes les parties de ses pianos, la puissance, l'égalité et la pureté de son, ainsi que la précision du mécanisme et la souplesse du clavier. » Hors concours en 1867, en raison de sa qualité d'expert, Herz prit part au tournoi artistique de 1878 et obtint un rappel de médaille d'or avec merition élogieuse. Bien loin était le temps où l'on louait la salle de concert édifiée par ce pianistefacteur, rue de la Victoire, avec condition de n'être pas obligé de jouer ses instruments. Agé de 86 ans, H. Herz mourut le 5 jaiiv. 1888. Il était né à Vienne (Autriche), et avait fait ses études au Conservatoire de Paris où il remporta un i*^^ prix de piano
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en 1818, et où il enseigna cet inçtrument de 1842 a 1866.
C'est M"»* V® Herz qui présenta en 1889, les (}erniers instruments préparés pour Texposition par son mari, lesquels î\XT&ni h la hauteur (}e la répntatipn de sa maison, et lui valurent une médaille d'or . Mais elle ne cqrisprva pas longtemps le Jourd fardeau qui lui incombait; depuis le 3 juillet 1891, M™e V* Hepz a cé()p à MM. 4. ïiiibout et (1'% matériel et fonds de commerce, qu'ils ont réuni à la maison fondée par Amédée Ju]bqvj père, dont il sefa question plus loin.
D'autres membres de \^ famill,e Perz se sont livrés à la facture du piano : Jacques Simon, frère cju précédent, né k Francfort-sur- M^in, le }| (Jéc. 1794, élève du Conservatoire (le Paris, premier prix 4e piano en 1812, qui, comme f^cj-pur* obtii]J unp mention en 1844 et niouruf à Nice le i®*" fev. 1880, j^aqs avoir persévéré longtemps daus la fabricafiou, qu'il n'avait entreprise d'ailleurs que sur une petite échelle puisque, en 1844, il n'occupa jf, que 24 ouvriers tant chez lui qu'QW dehors et x\e produisait que 70 pianos par fin. Un neveu (Jes pi'écédenls, Philippe-Henri Herz, ^'acquit unpcpr|,^jne renpmiupe et fît r^marquer ses instruments en 1867. Après son décès, sa veuve conserva la m^iison avec le concours d*un neveu (méd. de bronze, 1878) ; elle est devenue ^ propriété de \J. J.evy îfario (méd. d'argent, 1889).
Si les trois maisons dont jl vient d'être question se sont placées en têtç dp la facture des pianos,
tQftt pny rimportance que par la perfection de leur fabrication, bon nombre de facteurs plus modestes, aujourd'hui disparus, ont tenu une place honorable dans la corporation, et participé dans une assez large in^sure aux progrès accomplis dans cette in- 4u3tn6. Parmi les ouvriers de la première heure citons Ifnpoirier, qui reçut une médaille d'argent en ?8o6; Pfeiffçr, qui obtint une mention la même année pour un piano vertical fait en collaboration avec Pëtzolp, imaçin^ up piano à caisse triangulaire soumis fi l'Acadé nie des Beaux- Arts en 1807, perectionna le piano carré en lui donnant la longueur de la table d'harmonie et présenta en 1827 un piano tranaipositeur P^r le moyen d'une pédale (méd. d'argent'» 1819-2J); Scbnqider, à qui vipt l'idée de faire plaquer ep argent les cordes de piano (1827).
J.-ïjenri Pape, d'origine allemande, mais formé à la fabrication dans les ateliers de Plevhl, fonda vers i§^8 un établissement qui fut longtemps prospère. Le nombre des inventions de ce facteur est considérable (n7), sans qu'elles soient toutefois 4'une utilité et d'une valeur égales. Nous faisons bon marché des instruments en forme de meubles usuel§, tels que le piano-table, le piano-rond (1834) le pianp-çonsple, du piano sans cordes dans lequel ces dernières étaient remplacées par d^s ressorts (1825-14-40); ^le|is nous devons citer son système de însrteaux en dessus des cordes (1827-35), son piauQ vertical d'un mètre de J^auteur (1828), son système de montage des cordes tendant à diminuer le tirag§ (1838), et surtout l'eipploi du feutre pour
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la garniture des marteaux, d'où résulta une égale intensité de son, telle que cette matière a été adoptée universellement depuis (1826). Comme récompenses H. Pape a obtenu des médailles d'argent en 1825 et 1827, des médailles d*or en 1834, 1839, 1844, une médaille de 2« classe à Londres, en 185 1, Depuis lors, cette maison a, pour ainsi dire, cessé d'exister; elle ne reparut plus aux expositions, ou du moins elle ne s'y est point signalée; de 1872 à 1885 environ, elle fut tenue par M""'^ Pape et Delouche. En 1855, parmi les exposants, figurait le fils de J.H. Pape, qui exerçait encore vers 1875, et un de ses neveux, qui n'ont rien ajouté à l'éclat du nom.
C'est par une sonorité exquise, bien que d'une extrême ténuité que se distinguèrent les pianos de Petzold (Guill-Lebrecht), né à Lichtenstein (Saxe), le 2 juillet 1784 et établi à Paris vers 1 80c. Associé à Pfeiffer jusqu'en 1814, il travailla seul ensuite. Petzold fit quelques changements dans la direction de la table d'harmonie qu'il rendit indépendante. (1823), et obtint un brevet pour un piano carré à cadre en fer fondu (1829); il reçut une médaille d'argent en 1823.
Le premier essai de piano droit tenté à Paris fut exposé par RoUer et Blanche! en 1827 et fit sensation ; c'était un beau résultat que d'avoir construit un piano de un mètre de hauteur sur i"" 30 de large et l'on sait quel succès a eu ce genre de piano qui devait faire disparaître le piano carré. Des modifications apportées au premier modèle parRoLLERon 1830, en firent le type qu'adoptèrent tous leurs confrères ;
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Féchappement en était très ingénieux. Ces facteurs à Tesprit inventif n'en étaient pas à leurs débuts; en 1829. ils avaient déjà produit un piano pouvant changer de ton à volonté par le déplacement du clavier, qui entraînait les marteaux et les faisait changer de cordes. En 1829, ils firent paraître un nouvel échappementdifférent[de ceux faits jusqu'alors. Rol- LER voulut aussi augmenterla puissance delà sonorité des grands pianos de concert ; il tenta d'y arriver 1" par le moyen d'une table renversée et l'utilisation de la plus grande force d'impulsion du marteau ; 2*" en construisant un piano à double queue, doublant par conséquent le nombre de cordes (1839); peu après, il apporta une simplification à ce système qui fut seulement pourvu d'un double rang de cordes et d'une double table d'harmonie (1844) ; c'était en quelque sorte deux pianos renversés à un seul cla- I. vier. La dernière invention de Roller fut une nouvelle mécanique à point de contact mobile (1852). N'oublions pas de signaler aussi le chromamètre qu'il avait imaginé en 1829, pour facihter l'accord des pianos sansque l'accordeur aità établir une partition, mais dont le prix, (80 francs), en était trop élevé pour qu'il se répande. Cependant ces facteurs se prévalaient du bon marché de leurs pianos. (V. chap. VI.) Ils se faisaient aussi un scrupule « étant français >, de n'employer que des ouvriers français et avaient à cœur de prouver par la qualité de leurs produits, que c'était « à tort que l'on donnait la préférence aux ouvriers anglais ou allemands ». Roller et Blanciiet - remportèrent des médailles d'argent en 1823 et 1827,
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et d'or en 1834, J9-44, et, à LoridrcS; dn 185 1 , une médaille de 2* classe. A celte époque Kolu r se retira dé rassocialion, P. A. C Blâhcliët fils, ancien élève de l'école polytechnique, qui succédait à son père Nicolas, se présenta seul à l'exposition de 1855 et se vît décerner une méd. de r*' classe. Continuant les traditions de la maison, il obtint à Londres en 1862 Id Prize medal pour l'excellence de la facture de ses instruments de peti es dimensions qui joignaient la puissance à la bonne sonoHlé. L'exposiliondeiSôj fut la dernière à lM(jtielle participa Èlanchet fils. 11 y présenta quatre instl*uments remarquables à divers tilr»»s ; le premier, par son nouveau lablage, le deuxième, par sa petite dimen- ion — 80 centin èlres de hauteur seulement — qui n'excluait pas la beaitlo et la puissance de sonorité ; le troisième par son mécanisme, et le qualrièmi-, par sd construction spéciale à .embtiîtements permettant de le démonter comme les pièces d'anatomie servant à la démonstration; il était destiné à l'école normale de Cluny. Blancuet fils fut décoré de la Légion d'honneur le 14 novembre 185$.
Les frères Gaidon fondèrërit chacun une maison ; rainé obtint une mention eri 18:27 et 1856 ; le jeune (Marie) qui avait créé sa manufacture en 1820 et obtenu des méd. de bronze 6n i834-?9, et d'argent en 1844-49, s'est distingué par Tinvenlion d'urt mécanisme tendant à donner au clavier les avantages du double échappement (1849) ; en 1855 il eut uhe trîédaille de f° classe, et il présenta en 1867 tin piano k sons prolongés ; puis en 1878 un modèle de grand
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piano vertical pouvant devenir instantanément un piano à queue (médaille d'argent). Séb. Mercier, voulut devenir son maitre vers 1830. Il n'entreprit pas une vaste exploitation ; il se contenta de produire de très bons instruments portant son cà chet personnel, car il ne dédaignait pas de terminer l'ouvrage préparé par ses ouvriers. Un système de piano droit à cordes verticales, permettant de transposer de cinq demi-tons lui valut une inéd. d'argent en 1844, renouvelée en 1849. À celte époque, il occupait 30 oiivriers et faisait 140 pianos par an. Mercier apporta des perfectionnements importants au nez de récliappement de Roller dont il avait été élève, et créa un autre piano transposant, par le moyen de touches brisées agissant sur plusieurs leviers, selonle déplacement du clavier ()85 1) etajouta une pédale d'expression. L'exposition de 1855,01111 obtînt une méd. de 1" classe, est la dernière à laquelle Mercier, participa. Si extraordinaire que cela puisse paraître, Claude Montai, quoique aveugle dé naissance, fut Un de nos plus adroits facteurs. Il débuta fort modestement vers 183 ■> avec un seul ouvrier; en 1839, 11 en avait une douzaine et en 5 ans, il avait construit 172 pianos. On lui doit quelques applications nouvelles, entre autres un système de mécanique à répétition (1842), deux modèles de pianos transposi leurs (1846-50) ; une mécanique à échappement continu (18 51), un piaîio dont le corps sonore était renversé sur la mécanique (1848), un autre à sons soutenus (1858) qui témoignent de ses vives facultés. Antérieurement, il avait obtenu une méd. de
bronze (1844); une d'argent (1849) ; ^^^ méd. de 2« classe (Londres, 1851) et une de i" classe (Paris,i85 5). A Londres en 1862, il fit apprécier un piano dont le clavier s'abaissait au moyen d'une pédale pour modifier la force delà sonorité. (Prize med.) Mental mourut le 7 ou le 8 mars 1865 dans sa 65*^ année, ayant été fait chevalier de la Légion d'honneur le 22 nov. 1851 et exercé les fonctions de professeur à l'institution des jeunes aveugles. En 1834, il avait publié un volume qui eut la vogue : Cart d'accorder soi-même son piano ; Tessereau lui succéda, mais il n'hérita pas tout d'abord de ses qualités, car à l'exposition de 1867, il n'obtint qu'une mention et ce n'est qu'en 1878 qu'il put se faire décerner une mcd. d'argent. Aujourd'hui le propriétaire de la maison est M.Donasson. Ce futaussi un habile et un modeste que Wolfel ; sa maison ne datait qiie de deux ans à peine, qu'il obtenait en 1839, une méd. d'argent pour la bonne exécution d'un piano carré classé le troisième, mais ce facteur ne se borna pas à être un constructeur parfait, il voulut èlro novateur et il y réussit. De 1840 à 185 3, il fil subir des modifications, trop longues à énumérer ici, à toutes les parties du piano. C'est à lui qu'appartient l'idée de construire le clavier en forme d'arc de cercle pour permettre aux petits bras d'en atteindre facilement les exlrcmites et de monter les dessus, de quatre cordes au lieu de trois. Mais ce qui est plus important, c'est son mécanisme répétiteur et sa cheville mécanique avis, donnant la faculté de passer du forle ru piano sans variation dans la touche (1846), d'une merveilleuse
précision, mais d'un prix trop élové pour en faclliler Tadoplion. Laurent, professeur de piano au Conservatoire, fut un moment Tassocié de Wolfel. En leur décernant une médaille d'or en 1844, le jury constata la belle exécution des instruments : un piano droit à cordes verticales fut placé au premier rang ; un autre à cordes obliques au troisième, et un piano à queue au cinquième. En 1849. Wolfel obtenait le premier rang pour son piano à queue, ce qui lui valut le rappel de sa méd. d'or et à Londres en 1862, dernière exposition a laquelle il prit pari, ce facteur remporta la Prùemerf. pour la perfection de ses travaux. Pierre Scholtus, établi en 1848, trouva le moyen de construire un piano de voyage de 82 notes, dont le poids n'était que de 60 kilog. au lieu de 240, et dont la plus grande dimension (largeur) n'était que de i™io(i856). Il imagina aussi une pédale douce par le rapprochement des marteaux et des crampons, contre le tirage des cordes qui portent son nom. Nous ne savons au juste la date de fondation de la maison Ch. L. Franche ; toujours est-il qu'en 1849 une méd. de bronze lui était décernée et qu'après avoir obtenu une méd. de 2° classe en 1855, elle fiit mentionnée en 1867 et 1878. Divers perfectionnements sont dus à ce facteur ; mécanisme répétiteur pour piano droit (1850-51), amélioration de la mécanique anglaise (1852).
Nombre de facteurs distingués, aujourd'hui disparus, mériteraient une place dans celte galerie, mais nous ne pouvons nous y arrêter sous peine d'excéder les bornes raisonnables et d'abuser de la
patience du lecteur*, alors surtout qu'il nous reste beaucoup à dire sur ceux dont les maisons subsistent encore.
* Voici tout au moins le nom de ceux qui ont obtenu des récompenses aux expositions françaises : fièckers (méd. d'arg., 1827), pianos et harpes. P. Ëernhardt, établi en 1824, occupait ()0 ouvriers en 1889, méd. de br-, 1827, î^3|. 1844; J.-B. Gluesman, auteui* de différents perfectionnements, 1827, 34, 40. Mention lion., i834-3g, faisait environ 100 pianos par an avec 6u ouvriers; Christian Dietz (fnéd. d*arg., 1827), présenta un piano à queue en forme d'ogive troiïquéc, un autre de forme elliptique, un clavi-harpe, inventé en 1814, et un organo-diapazo, dont les cordes étaient frottées; J.-E.J. Wetxels, auteur de pianos avec moyen de régler facîlcnitont l'échappenicnt, (méd. de br., 1827, 39,44,) exposa en i&55; £ndres, méd. de br., 1827; Bauvâis, Bayôû, filèrstedt, Boùiron et Dùport, Bumler (pianos obliques), T. Gotider, Freadenthaler, F. Janus, Ch. Lemmé (établi avant 1820); Payen, Roloff et Romer, Richter, V. Triquet, ZuUig, (établi avant 1820); Walther, reçurent chacun une mention en 1827, et ils en restèrent là, car ils ne figurent plus sur les palmarès suivants; Rinaldi (M. II., 1827-44) auquel sa veuve, Madeleine-Elisabeth, succéda (méd. de br., 1849, de 1" classe, i855 et M. H. 1867); Koska, ment. lion, en 1834, pour pianos carrés d'une construction parfaitement soignée (il avait exposé en 1823 un piano carré à griffes de lion et à 6 octaves), méd. de br., 1839 et 1844, occupait en dernier lieu 4 ouvriers et faisait i5 à 18 pianos par an; J.-B. Gibaùt, établi vers 1828; ment, hoû* pouf pianos verticaux à cordes obliques, imités de Uoller (1834-39 et 1844); occupait alors 35 ouvriers et faisait 25o pianos par an; méd. de br., 1849; Busson, bonne fabrication, méd. de br., 1839 et 44; Cote, méd. de br., i839, Fr.^Eug. Rosellen, père du célèbre j)ianiste compositeur^ ment, bon., 1839-41; exposa en i855* Louis-Bastien Eslanger, mention 1859, méd. de br. 18445 d'à rgeflt, 1849; faisait en 1839, avec 8 ouvriers, 20 à 25 pianos par an ; Alph. Gnis, établi depuis i8o5, ment, hon., 1839 et 1844;
La plus ancienne est celle fondée en 1820 par Cléinent-Charles Avisseau. Son histoire est brève : un seul brevet pour divers changements au piano droit
exposa en 1B23 « un piano vertical à jour » ; G. Mermét, élève de ËoIIer, établi en 1837, méd. de br. en i83q, 1844, exposa en i855, avait 12 ouvriers en 1844, îit un piano triangulaire et un piano à queue vertical (18(4) ; Rogez, (Çharlemagne-Émmanuei), breveté en i838 pour un clavier à bascule se relevant comme le tablier d'un secrétaire, dont A. Ëlondel a continué la fabrication, ment, bon., 1839-1841, méd, de br. 1B49; J.-Fr. ilussaiix^ établi vers i835,méd.de br., 1844, exposa en 1&55; Faurect Roger, faisant 20x1 pianos par an; en 1844, méd. de bronze; Girard, {Pii;. mention honor. en 1844, pour piano à queue dit tremolophone^ breveté en 1842; B. Hatzenfiiihlèi', associé avec Faure, en i839,méd. de bronze, méd. d'argent en 1844, pour piano à queue classé au 4* rang et piano droit au io% occupait 65 ouvriers; Hercé, ment. hon. en 1844 et i855, méd. de br. en 184g, fit une armoire-piano, associé avec Maine; iîesselbein, avait 20 ouvriers fabriquant 120 pianos par ah (méd. de br., 1844-49); Issaurat-Leroux, exposa en 1844 tin petit piano à queue placé au 4" rang (méd. de br.), et en i855 Utl plano-orgué (méd. de 2*^ classe); Isidore Magnié, ment, bon., 1844 ; Martial-Etienne Blonniot, ment, hon., 1844, et br. 1849; Mullier, Alexandre et Louis, établis en 182Ô, faisaient 100 pianos par an en 1844, M. H. en 1827. méd de br., 1844, d'9^gent, 1849, exposa en î855; F. Niederheiter, méd. de br. en 1844 pour piano carré placé au 2*" rang, méd. d'argent en 1849 et mention en l855;Schoeû, méd. debr. en 1839, d'argent en 1844-49, occupait 22 ouvriers faisant 90 pianos annuellement; Vafldeventer ; Louis-Hipp. Beunon, méd. de br. en 1849 pour piaiio à cordes obliques, placé au 1°' rang; Mussard frères, méd. dé br., 1849, exposa de bons pianos droits en i855; l'un d'eux, Emile, était déjà établi en i835 ; J. Bardiès, méd. de i»'' cl., i855^ P. 6atiâi»Qiiet tenta de prolonger les sons du piano, méd; de 2*" cl. en i855, mention en 1862.
esta enregistrer (1844), mais les inslrumenls sont avantageusement connus des amateurs pour leur sonorité et leur solidité. Céleste-Michel Avisseau, né à Nogent-le-Rotrou, le 21 juill. 1820, succéda au fondateur vers 1867, il est actuellement secondé par son fils Gharles-Philippe-Etienne, né à Paris, le 10 mai 1860. En 1889, la maison a obtenu une mention honorable.
C'est en 1828 que F°'^ Soufleto, élève de Roller, créa sa maison qui eut son heure de célébrité, grâce à sa bonne fabrication et à la publicité qui résultaîl pour le facteur, des nombreux concerts donnés dans ses salons. Comme innovations, F. Soufleto compte à son actif un perfectionnement de l'échappement anglais (1836) et du mode d'ajustement de la touche (1840) ; un système de compensation dans la charge des cordes sur la table d'harmonie (18^3), et un piano droit à table bombée à l'instar «lu violon, pour éviter la détérioration que subissent les tables planes (I85;). F. Soufleto avait obtenu une méd. d'argent en I834, pour des pianos verticaux à cordes obliques, les meilleurs après ceux de Roller ; il en reçut une autre en 1839, pour un piano à queue placé le premier après celui d'ERARo, qui fut renouvelée en 1844, et, tous ses instruments ayant encor© obtenale premier rang, la médaille d'or lui fut acquise en 1849. A Londres, il n'eut pourtant qu'une mention en 185 1, mais une méd. de i''*' classe lui fut accordée en 1855. F. Soufleto mourut le i"^"" août 1872. âgé de 'ji ans, laissant sa maison à son fils Charles-Etienne, né le 18 mai 1827, qui obtint une méd. d'argent en 1878
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pour un piano de concert à cordes parallèles, et des pianos droits dont les cordes étaient disposées en éventail sur la table d'harmonie, pour obtenir une plus grande sonorité. En 1889, une intéressante exposition de divers modèlei lui valut la même récompense.
Trois ans apjès l'établissement de la maison précédente (183!), Jean-Georges Kriegelstein, natif dj Riquewihr (Haut-Rhin), quittant l'atelier de Pa^e où il avait été contre-maître depuis son arrivée à Paris en 1826, tondait une manufacture de pianos qui devait acquérir une belle renommée. Khiegelstein n'avait alors que 30 ans ; deux ans après, il faisait breveter en collaboration avec Arnaud, un piano carré avec mécanisme et marteaux au-dessus des cordes (1854) qui lui valut une méd. d'argent à Texposition de la même année; en 1839, ce fut un piano à queue à sillet, contre-sommier et marteaux frappant les cordes contre le point d*appui, avec étouffoirs perfectionnés, récompensé d'une nouvelle méd. d'argent ; puis, en 1841, ce sont des agrafes de précision pour faciliter l'accord, et, en 1844, le système de double échappement qui porte son nom « chef7d'œuvre de simplicité et de précision > adopté par beaucoup de facteurs et perfectionné plus tard par son fils, bientôt suivi d'un mécanisme à répétition pour le piano droit également simple et précis (1846). L'année précédente ^vait été marquée par TapparitiOii du piano demi-oblique &Q r"07 de hauteur, — véritable et précieuse innovation — dont l'exécution et la sonorité étaient en tous points remarquables ; la méd. de
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i'° classe qui fui décernée en 185 ,' à son auteur déjà titulaire de deux médailles d'or (1844-49) était donc parfaitement justifiée. En iS^S, sept ans avant sa mort qui survint le 20 novembre 1865, J. -G. Kriegels- TEiN confia la direction de sa manufacture à son fils Charles (né à Paris, le 16 déc. 1839) qui sut conserver la bonne renommée acquise et confirmée par le jury des expositions de Londres (1862, Prize med.), de Paris (1867 et 1878, méd. d'argent). En 1889, MM. Krieoelstein et C^® peu satisfaits de l'emplacement qu'on leur concédait, renoncèrent à exposer leurs instruments au Champ-de-Mars ; pourtant, ils avaient dec modèles nouveaux à soumettre au concours. Modifiant les plans primitifs, M. Kriegelstein a résolument adopté le système à cadres tout en fer et cordes croisées. Depuis 8 ans, ces instruments ont pris faveur auprès de la clientèle de celte maison, qui, sur 10 modèles n'en a plus qu'un de l'ancien système.
Chronologiquement, c est ici que la maison Burckhardt doit prendre place. Bien que fondée en 1839, on ne la vit paraître à une exposition qu'en 1855 où elle obtint une mention confirmée en 1867. En 1878, ce fut une médaille de bronze. Dans l'intervalle, le propriétaire de la manufacture s'était associé son neveu Marqua qui, à partir de 1883, resta seul chargé de la direction. L'originalité de son exposition, en 1889, consista dans l'adjonction au piano à queue d'une pédale-sourdine, ne laissant vibrer qu'une seule corde de façon à pouvoir rendre fidèlendent l'indication ^una corda » que l'on rencontre fréquem-