‹ Les facteurs d'instruments de musique, les luthiers et la facture instrumentale; précis historiqueChapitre 45 sur 84 · PIANOS — RÔLLER ET BLANCHET · texte numérisé non relu

PIANOS — RÔLLER ET BLANCHET

réchappement en était très ingénieux. Ces facteurs à l'esprit inventif n'en étaient pas à leurs débuts; en 1829. ils avaient déjà .produit un piano pouvant changer de ton à volonté par le déplacement du clavier, qui entraînait les marteaux etles faisait changer de cordes. En 1829, ils firent paraître un nouvel échappementdifrérent[de ceux faits jusqu'alors. Rol- LER voulut aussi augmenter la puissance delà sonorité des grands pianos de concert ; il tenta d'y arriver i"" par le moyen d'une table renversée et Tutilisation de la plus grande force d'impulsion du marteau ; 2** en construisant un piano à double queue, doublant par conséquent le nombre de cordes (1839); peu après, il apporta une simplification à ce système qui fut seulement pourvu d'un double rang de cordes et d'une double table d'harmonie (1844) ; c'était en quelque sorte deux pianos renversés à un seul clavier. La dernière invention de Roller fut une nouvelle mécanique à point de contact mobile (1852). N'oublions pas de signaler aussi le chromamètre qu'il avait imaginé en 1829, pour faciliter l'accord des pianos sansque l'accordeur ai ta établir une partition, mais dont le prix, (80 francs), en était trop élevé pour qu'il se répande. Cependant ces facteurs se prévalaient du bon marché de leurs pianos. (V. chap. Vf.) Ils se f-iisaient aussi un scrupule « étant français >, de n'employer que des ouvriers français et avaient à cœur de prouver par la qualité de leurs produits, que c'était « à tort que l'on donnait la préférence aux ouvriers anglais ou allemands » . Roller et Blaxciiet remportèrent des médailles d'argent en 1823 et 1827,

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et d'or en 1834, 30-44,01, à Londres, en 18$ ï, une médaille de 2* classe. A celte époque Uoller se retira de Tassociation, P. A. C Blanchet fils, ancien élève de l'école polytechnique, qui succédait à son père Nicolas, se présenta seul àTexposilion de 1855 et se vit décerner une méd. de 1'"° classe. Continuant les traditions de la maison, il obtint à Londres en 1862 la Prize medat pour Texcellence de la facture de ses instruments de petites dimensions qui joignaient la puissance à la bonne sonorité. L'exposition de 1867 fut la dernière à laqu(3lle participa Blanchet fils. Il y présenta quatre instruments remarquables à divers tiln^s ; le premier, par son nouveau tablage, le deuxième, par sa pclitedimfn-ion — 80 centimètres de hauteur seulement— qui n'excluait pas la beauté et la puissance de sonorité ; le troisième par son mécanisme, et le quatricmL», par sa construction spéciale à emboîtements permettant de le démonter comme les pièces d'anatomie servant à la démonstration; il était destiné à l'école normale de Cluny. Blanchet fils fut décoré de la Légion d'honneur le 14 novembre 1855.

Les frères Gaidon fondèrent chacun une maison ; Faîne obtint une mention en 1827 et 1856 ; le jeune (Marie) qui avait créé sa manufacture en 1820 et obtenu des méd. de bronze en 1834-^9, et d'argent en 1844-49, s'est distingué par l'invention d'un mécanisme tendant à donner au clavier les avantages du double éciiappement (1849) î ©n 1855 il eut une médaille de F" classe, et il présenta en 1867 un piano à sons prolongés ; puis en 1878 un modèle de grand

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piano vertical pouvant devenir instantanément un piano à queue (médaille d'argent). Séb. Mercier, voulut devenir son maître vers 1830. Il n'entreprit pas une vaste exploitation ; il se contenta de produire de très bons instruments portant son cachet personnel, car il ne dédaignait pas de terminer l'ouvrage préparé par ses ouvriers. Un système de piano droit à cordes verticales, permettant de transposer de cinq demi-tons lui valut une méd. d'argent en 1844, renouvelée en 1849. ^ ^^^^^ époque, il occupait 30 ouvriers et faisait 140 pianos par an. Mercier apporta des perfectionnements importants au nez de l'échappement de Roller dont il avait été élève, et créa un autre piano transposant, par le moyen de touches brisées agissant sur plusieurs leviers, selon le déplacement du clavier (i Si; 1) et ajouta une pédale d'expression. L'exposition de 1855,011 il obtint une méd. de 1" classe, est la dernière à laquelle Mercier, participa. Si extraordinaire que cela puisse paraître, Claude Montai, quoique aveugle de naissance, fut un de nos plus adroits facteurs. Il débuta fort modestement vers 183^ avec un seul ouvrier ; en 1839, il ^n avait une douzaine et en 5 ans. il avait construit 172 pianos. On lui doit quelques applications nouvelles, entre autres un système de mécanique à répétition (1842), deux modèles de pianos transpositeurs (1846-50) ; une mécanique à échappement continu (1851), un piano dont le corps sonore était renversé sur la mécanique (1848), un autre à sons soutenus (1858) qui témoignent de ses vives facultés. Antérieurement, il avait obtenu une méd. de

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bronze (1844); une d'argent (1849) ; ^^^ méd. de 2® classe (Londres, i8$i) et une de r°classe(Paris, 185 5). A Londres en 1862, il fit apprécier un piano dont le clavier s'abaissait au moyen d'une pédale pour modifier la force delà sonorité. (Prize med.) Mental mourut le 7 ou le 8 mars 1865 dans sa ô;*' année, ayant été fait chevalier de la Légion d'honneur le 22 nov. 18 $1 et exercé les fonctions de professeur à l'institution des jeunes aveugles. En 1834, il avait publié un volume qui eut la vogue : L'a^^t d'accorder soi-même son piano ; Tessereau lui succéda, mais il n'hérita pas tout d'abord de ses quah'tés, car à l'exposition de 1867, il n'obtint qu'une mention et ce n'est qu'en 1878 qu'il put se faire décerner une méd. d'argent. Aujourd'hui le propriétaire do la maison est M.Donasson. Ce futaussi un habile et un modeste que Wolfel ; sa maison ne datait que de deux ans à peine, qu'il obtenait en 1839, une méd. d'argent pour la bonne exécution d'un piano carré classé le troisième, mais ce facteur ne si^ borna pas à être un constructeur parfait, il voulut èlro" novateur et il y réussit. De 1840 à 1853, il fit subir des modifications, trop longues à énumérer ici, à toutes les parties du piano. C'est à lui qu'appartient l'idée de construire le clavier en forme d'arc de cercle pour permettre aux petits bras d'en atteindre facilement les extrémités et de monter les dessus, de quatre cordes au lieu de trois. Mais ce qui est plus important, c'est son mécanisme répétiteur et sa cheville mécanique avis, donnant la faculté de passer du forte ru piano sans variation dans la touche (1846), d'une merveilleuse

précision, mais d'un prix trop élevé pour en faciliter l'adoption. Laurent, professeur de piano au Conservatoire, fut un moment l'associé de Wolfel. En leur décernant une médaille d'or en 1844, le jury constata la belle exécution des instruments : un piano droit à cordes verticales fut placé au premier rang ; un autre à cordes obliques au troisième, et un piano à queue au cinquième. En 1849. Woi.ffl obtenait le premier rang pour son piano à queue, ce qui lui valut le rappel de sa méd. d'or et à Londres en 1862, dernière exposition a laquelle il prit part, ce facteur remporta la Przzemerf. pour la perfection de ses travaux. Pierre Scholtus, établi en 1848, trouva le moyen de construire un piano de voyage de 82 notes, dont le poids n'était que de 60 kilog. au lieu de 240, et dont la plus grande dimension (largeur) n'était que de i™io(i856). Il imagina aussi une pédale douce par le rapprochement des marteaux et des crampons, contre le tirage des cordes qui portent son nom. Nous ne savons au juste la date de fondation de la maison Cli. L. Franche ; toujours est-il qu'en 1849 une méd. de bronze lui était décernée et qu'après avoir obtenu une méd. de 2^ classe en 18$ 5, elle fut mentionnée en 1867 ^t '^7^- Divers perfectionnements sont dus à ce facteur : mécanisme répétiteur pour piano droit (1850-51), amélioration de la mécanique anglaise (1852),

Nombre de facteurs distingués, aujourd'hui disparus, mériteraient une placé dans cette galerie, mais nous ne pouvons nous y arrêter sous peine d'excéder les bornes raisonnables et d'abuser de la

patience du lecleiirS îilors surloiil qu'il nous reste beaucoup à dire sur ceux dont les maisons subsistent encore.

* Voici tout au moins le nom de ceux qui ont obtenu des récompenses aux expositions françaises : Beckers (mcd. d'arg., 1827), pianos et harpes. P. Bernhardt, établi en 1824, occupait (X) ouvriers en 1889, méd. de br-, 1827, i83-|, 1844; J.-B. Cluesman, auteur de dilTorents perfectionnements, 1827, 34,40. Mention hon., 1834-39, laisait environ loc) pianos par an avec bo ouvriers; Christian Dieta (méd, d*arg., 1827), présenta un piano à queue en forme d'ogive tronquée, un autre de forme elliptique, un clavi-harpe, inventé en 1814, et un organo-diapazo, dont les cordes étaient frottées; J.-E,J. Wetzels, auteur de pianos avec moyen de régler facilcmtnt l'échappement, (méd. de br., 1827, 39,44,) exposa en i855; Endres, méd. de br., 1827; Bauvais, Bayen, Bierstedt, Boutron et Duport, Bumler (pianos obliques), T. Couder, Freudenthaler, F. Janus, Ch. Lemmé (établi avant 1820); Payen, Roloff et Romer, Richter, V. Triquet, ZuUig, (établi avant 1820); Walther, reçurent chacun une mention en 1827, et ils en restèrent là, car ils ne figurent plus sur les palmarès suivants; Rinaldi (M. H., 1827-44) auquel sa veuve, Madeleine-Elisabeth, succéda (méd. de br., 1849, de 1" classe, i855 et M. H. 1807); Koska, ment. lion, en 1834, pour pianos carrés d'une construction parfaitement soignée (il avait exposé en 1828 un piano carré à griffes de lion et à 6 octaves), méd. do br., 1889 et 1844, occupait en dernier lieu 4 ouvriers et faisait i5 à 18 pianos par an; J.-B. Gibaut, établi vers 1828; ment. hon. pour pianos verticaux à cordes obliques, imités de RoUer (1834-39 et 1844); occupait alors 35 ouvriers et faisait 25o pianos par an; méd. de br,, 1849; Busson, bonne fabrication, méd. de br., 1839 et 44; Cote, méd. de br., i83(), Fr.-Eug. Rosellen, père du célèbre pianiste compositeur, ment, bon., 1839-44; exposa en i855. Louis-Bastien Eslanger, mention 1839, méd. de br. 1844; d'argent, 1849; faisait en 1839, avec 8 ouvriers, 20 à 25 pianos par an; Alph. Gïus, établi depuis i8o5, ment, hon., 1839 et 1844;

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La plus ancienne est celle fondée en 1820 par Clémenl-Chprlesilvisseau. Son liistoire est brève : un seul brevet pour divers changements au piano droit

exposa en 1P.23 « un piano vertical à jour >» ; G. Mermet, élève de Roller, établi en 1887, méd. de br. en 1889, 1844, exposa en i855, avait 12 ouvriers en 1844, fit un piano triangulaire et un piano à queuo vertical (1B44) ; Rogez, (Charlemagne-Emmanuel), breveté en i838 pour un clavier à bascule se relevant comme le tablier d'tfti secrétaire, dont A. Blondel a continué la fabrication, ment, bon., 1839- 1844, méd. de br. 1849; J.-Fr. Dussaux, établi vers i835,méd.de br., 1844, exposa en i855; Faure et Roger, faisant 200 pianos par an; en 1844, méd. de bronze; Girard, (Ph;. mention honor. en 1844, pour piano à queue dit tremolophone^ breveté en 1842; B. Hatzenhuhler, associé avec Faure, en i839,méd. de bronze, méd. d'argent en 1844, pour piano à queue classé au 4* rang et piano droit au 10°, occupait 65 ouvriers; Hercé, ment. bon. «en 1844 et i855, méd. de br. en 1849, fit une armoire-piano, associé avec Maine; Hesselbein, avait 20 ouvriers fabriquant 120 pianos par an (méd. de br., 1844-40) ; Issaurat-Leroux, exposa en 1844 un petit piano à queue placé au 4" rang (méd. de br.), et en i855 un piano-orgue (méd. de 2'' classe); Isidore Magnié, mentt Uoq., 1844; Martial-Etienne Monniot, ment, bon., iÔ44,et br. 1849; miilUer, Alexandre et Louis, établis en 1826, faisaient 100 pianos par an en 1-3^4, M. H. en 1827, méd de br., 1844, d'argent, 1849, exposa en i855; F. Niederheiter, méd.de br. en 1844 pour piano carré placé au 2'' rang, méd. d'argent en 1849 et mention en i855;Schoen, méd. de br. en 1889, d'argent en 1844^9, occupait 22 ouvriers faisant 90 pianos annuellement; Vandeventer ;Louis-Hipp. Beunon, méd. de br. en 1849 pour piano à cordes obliques, placé au i"' rang; Mussard frères, méd. de br., 1849, exposa de bons pianos droits en i855 ; l'un d'eux^ Emile, était déjà établi eu i835 ; J. Bardiôs, méd. de i'*' cl., i855 ; P. fiaudoi;tn$i tenta de prolonger les sons du piano, méd* de 2** cl. en i855, mention en 1862.

esta enregistrer (1844), mais les inslrumenls sont avantageusement connus des amateurs pour leur sonorité et leur solidité. Céleste-Michel Avisseau, né à Nogent-le-Kôtrou, le 21 juill. 1820, succéda au fondateur vers 1867, il est actuellement secondé par son fils Charles-Philippe-Etienne, né à Paris, le 10 mai 1860. En 1889, la maison a obtenu une mention honorable.

C'est en 1828 que F°'* Soufleto, élève de Roller, créa sa maison qui eut son heure de célébrité, grâce à sa bonne fabrication et à la publicité qui résultait pour le facteur, des nombreux concerts donnés dans ses salons. Comme innovations, F. Soufleto compte à son actif un perfectionnement de l'échappement anglais (1836) et du mode d'ajustement de la touche (1840) ; un système de compensation dans la charge des cordes sur la table d'harmonie (1853), et un piano droit à table bombée à l'instar du violon, pour éviter la détérioration que subissent les tables planes (I855). F. Soufleto avait obtenu une méd. d'argent en 1834, pour des pianos verticaux à cordes obliques, les meilleurs après ceux de Roller ; il en reçut une autre en 1839, pour un piano à queue placé le premier après celui d'EnAUD, qui fut renouvelée en 1844, et, tous ses instruments ayant encore obtenale premier rang, la médaille d'or lui fut acquise en 1849. A Londres, il n'eut pourtant qu'une mention en 185 1, mais une méd. de r*^ classe lui fut accordée en 1855. F. Soufleto mourut le i" août 1872. âgé de 'ji ans, laissant sa maison à son fils Charles-Etienne, né le 18 mai 1827, qui obtint une méd, d'argent en 1878

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pour un piano de concert à cordes parallèles, et des pianos droits dont les cordes étaient disposées en éventail sur la table d'harmonie, pour obtenir une plus grande sonorité. En 1889, une intéressante exposition de divers modèles lui valut la même récompense.

Trois ans après l'établissement de la maison précédente (1831), Jean-Georges Kriegelstein, natif dj Riquevsrihr (Haut-Rliin), quittant Tatelier de Pape où il avait été contre-maitre depuis son arrivée à Paris en 1826, tondait une manufacture de pianos qui devait acquérir une belle renommée. Khiegelstein n'avait alors que 30 ans ; deux ans après, il faisait breveter en collaboration avec Arnaud, un piano carré avec mécanisme et marteaux au-dessus des cordos (18^4) qui lui valut une méd. d'argent à Texposition de la même année; en 1839, ce fut un piano à queue à sillet, contre-sommier et marteaux frappant les cordes contre le point d'appui, avec étoufifoirs perfectionnés, récompensé d'une nouvelle méd. d'argent ; puis, en 1841, ce sont des agrafes de précision pour faciliter l'accord, et, en 1844, le système de double échappement qui porte son nom « chef-d'œuvre de simplicité et de précision > adopté par beaucoup de facteurs et perfectionné plus tard par son fils, bientôt suivi d'un mécanisme à répétition pour le piano droit également simple et précis (1846). L'année précédente avait été marquée par TapparitiOii du piano demi-oblique de i"'07 de hauteur, — véritable et précieuse innovation — dont l'exécution et la sonorité étaient en tous points remarquables ; la méd. de

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1'" classe qui fui décernée en 185 ) à son auteur déjà titulaire de deux médailles d'or (1844-49) était donc parfaitement justifiée. En 18^8, sept ans avant sa mort qui survint le 20 novembre 1865, J. -G. Kriegels- TEiN confia la direction de sa manufacture à son fils Charles (né à Paris, le 16 déc. 1839) qui sut conserver la bonne renommée acquise et confirmée par le jury des expositions de Londres (1862, Pi'ize med.)y de Paris (1867 et 1878, méd. d'argent). En 1889, MM. Kbiegelstein et C'® peu satisfaits de l'emplacement qu'on leur concédait, renoncèrent à exposer leurs instruments au Champ-de-Mars ; pourtant, ils avaient dec modèles nouveaux à soumettre au concourâ. Modifiant les plans primitifs, M. Kriegelstein a résolument adopté le système à cadres tout en fer et cordes croisées. Depuis 8 ans, ces instruments ont pris faveur auprès de la clientèle de celte maison, qui, sur 10 modèles n'en a plus qu'un de l'ancien système.

Chronologiquement, c est ici que la maison Burckhardt doit prendre place. Bien que fondée en 1839, on ne la vit paraître à une exposition qu'en 1855 oii elle obtint une mention confirmée en 1867. En 1 878, ce fut une médaille de bronze. Dans l'intervalle, le propriétaire de la manufacture s'était associé son neveu Marqua qui, à partir de 1883, resta seul chargé de la direction. L'originalité de son exposition, en 1889, consista dans l'adjonction au piano à queue d'une pédale-sourdine, ne laissant vibrer qu'une seule corde de façon à pouvoir rendre fidèlement l'indication in una corda » que l'on rencontre fréquem-

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