‹ Les Facteurs de Croissance des Microbes sur Milieux ArtificielsChapitre 15 sur 66 · SOMPONTRR UNE ROC AN PACE JE A À · texte numérisé non relu

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D’autres auteurs vont plus loin et mettent en doute la nécessité, pour la culture de la levure, de l'addition de facteurs favorisants. Ainsi Souza et Mac CoLzum, en 1920, affirment que ladjonetion de glucose ou d’acides aminés suffit pour stimuler la culture. Ils tirent leurs acides aminés de l’hydrolyse de la viande.

De même, Fumer, Nezson et SHERWOOD, en 1921, constatent que la levure peut pousser sur des milieux de culture sans facteurs de croissance. Ils se servent d’un milieu composé de plusieurs sels, de saccharose et de dextrine.

Fuzmer et NELSON, en 1922, rapportent que, sur ce milieu de culture, qu’ils appellent milieu de culture F, ils ont pu repiquer une levure 300 fois de suite en deux ans.

Mac Doxarn et Mac CorLum, en 1921, cultivent également la levure dans un milieu composé de corps chimiquement purs

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DarRAn trouve que plusieurs générations successives de levures peuvent pousser dans un milieu dépourvu de facteurs de croissance.

D’après HARDEN et ZiLva, Saccharomyces ellipsoïdeus a moins besoin de facteurs de croissance que S. cerevisiae.

Toutefois, d’après HELLER (1923), comme d’après FuLMer, NeL- SON et SHERWOOD, Saccharomyces cerevisiae peut se développer dans des milieux de constitution définie.

Mac-DonaLp écrit en 1923 que le bios ne semble pas être un

facteur absolument indispensable à la croissance de là levure, car celle-ci peut se développer, très lentement il est vrai, dans un milieu constitué exclusivement par des substances nutritives purifiées, et produire elle-même le facteur stimulant.

Les résultats de Fumer, NELSON, et SHERWOOD Sont discutés par Enpy, HEFT et STEVENSON, en 1921, sans qu'ils puissent donner la véritable raison des faits annoncés par ces auteurs. En effet, il ne faut pas tenir compte seulement, comme Fumer, NELson et SHERWOOD, des facteurs de croissance qui peuvent être introduits dans un milieu de culture par les «impuretés » de ses composants, mais aussi de ceux que peut apporter un ensemencement large contenant un certain nombre de cellules mortes, comme la déjà vu Wicpiers, et comme le répète WicLrams dans le travail

suivant.

En 1921, Wiczrams publie de nouvelles expériences desquelles il résulte «qu’on ne peut observer une proportionnalité entre la quantité de levure produite et la proportion de facteurs favorisants ajoutée au milieu que lorsqu'on opère avec des semences de levure très réduites et qu’on pèse la quantité de levure obtenue avant que la fermentation soit arrivée à son point culminant. En ensemencant largement et en prolongeant la fermentation, on risque de voir les facteurs exercer une action nettement retardatrice » (SCHOEN).

Ibe, directeur du laboratoire où WiLpiErs, AMAND et DEvVLOO avaient travaillé, s'élève en 1921 contre les conclusions de Mac Donazp et Mac CocLum. Il distingue deux modes de développement des cultures de levures : une croissance lente quand le bios manque, une croissance rapide lorsqu'il existe. Le bios n’est donc pas strictement obligatoire pour la culture de la levure, mais la favorise grandement. [pe fait aux recherches de Mac Donazp le reproche de n’être pas à l’abri du soupçon de l'intervention d’impuretés. La pureté des milieux et du matériel doit être vérifiée par un

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contrôle soigneux et répété. On voit parfois des cultures, qui semblaient pures, être contaminées, au bout de plusieurs semaines, par des cocci de très petites dimensions.

Les travaux de Wricur en 1922 confirment Pimpossibilité d'obtenir une culture de levure en milieu chimiquement défini ; le développement ne se fait qu’en présence de certains COrpsS Oorganiques, apportés, dans les expériences de l’auteur, par du jus de citron ou de l’extrait de levure.

Pour répondre aux objections que l’on oppose aux auteurs qui prétendent que la levure peut pousser sur des milieux synthétiques, Fumer, NELsow et WHire emploient, en 1923, un milieu de culture composé de sels nutritifs purifiés

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auquel ils ajoutent un sucre de synthèse, le méthose, obtenu à partir de l’aldéhyde formique pur, suivant la méthode de Læw. Dans ces conditions on ne peut pas supposer que le milieu de culture comporte des traces de bios.

D'autre part, pour écarter la possibilité de l'introduction de bios par la semence, on n’ensemence que de très petites quantités de levure (concentration maxima de la semence, 1-106). Dans ces conditions, des cultures successives abondantes de levure ont pu être obtenues. Les auteurs concluent que les aliments de synthèse suffisent pour permettre la croissance normale de la levure.

WiLLAMAN et OLSEN, en 1923, trouvent que la présence du bios est indispensable au développement normal de la levure. La vitesse et la richesse des cultures sont proportionnelles, jusqu’à un point optimum, à la quantité de bios ajoutée.

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