ACTION DES EXTRAITS DE LEVURE SUR LES BACTÉRIES
Dès 1898, SPronck indiqué qu’un milieu à la levure est très favorable à la culture du B. diphtérique et à la production de la toxine.
En 1900, NoécourT confirme ces conclusions.
L'extrait de levure a été employé, en 1904, par G. BERTRAND pour la culture du B. xylinum.
En 1920, Ayers et Rupp décrivent un milieu de culture pour bactéries préparé avec un extrait sec de levure pure.
En1919,E8ErsoN constate que l'addition d’un extrait de levure prolonge de plus d’un mois la vitalité du méningocoque dans une culture. Son milieu est composé de peptone, de phosphate de potassium et de gélose. La levure subit d’abord deux extractions de 2 heures à une température ne dépassant pas 1000. Le milieu additionné de l'extrait est stérilisé une demi-heure à 1150.
“Monrinr en 1920 cultive le gonocoque sur un milieu à la levure de bière. ù
an
En 1922, Avers et MuncE constatent que la levure autolysée contient un principe stimulant la culture d’un streptocoque pathogène.
THyôrra et Avery retrouvent en 1920-1921, dans la levure, une substance qu'ils avaient déjà découverte dans le sang et qu'ils avaient appelée facteur V. Nous parlerons plus loin de ce facteur V à propos des extraits de sang. [l suffit d'indiquer ici que cette subtance thermolabile, associée à une autre substance thermostabile, favorise remarquablement la culture de certaines bactéries pathogènes.
Les facteurs de croissance que possède la levure autolysée ont été utilisés pour la culture de plusieurs bactéries pathogènes ou saprophytes.
KLIGLER a pu, en 1919, cultiver sur de la levure autolysée les bactéries suivantes : bacille dysentérique, bacille diphtérique, streptocoque, staphylocoque, bacille du colon.
Driexerr et GuizLerp, en 1919, utilisent des autolysats de levure “pour la culture du bacille du colon. Ils se servent de bouillon fabriqué avec les produits de l’autolyse de 24 heures d’un bloc de 500 grammes de levure pressée porté à la température de 509, En moins de 24 heures, la liquéfaction est complète et l’on obtient environ 400 eme. de liquide autolysé qu’on étend à 2 litres avec de Peau. On soumet ce mélange à la température de l’ébullition durant 30 minutes. On neutralise, on filtre et on complète à 7 1. 500. La levure autolysée donne un milieu de composition très constante (1 gr. 8 d’acides aminés exprimés en glycocolle % de liquide d’autolyse et 0 gr. 190 % de tryptophane).
Ce milieu, d’un faible prix de revient, donne des résultats: supérieurs à ceux des bouillons peptonés.
SAZERAC obtient, en 1920, de belles cultures de B. tuberculeux
Dar A
humain et de B. tuberculeux bovin sur un milieu contenant de la levure autolysée, contenant des acides aminés de nature variée : 100 grs. de levure de boulangerie sont abandonnés à l'autodigestion, durant 48 heures, à la température de 470-480, Au bout de ce temps, la masse semi-liquide obtenue est agitée avec 1 litre d’eau de source ; on filtre, on ajoute 5 % de Na CI, on alcalinise nettement,on ajoute 4 gr.% de glycérine. On chauffe dans la vapeur Îluente 30°, on filtre, on stérilise 15° à 4150. 100 gr. de produit d’autolyse renferment 2 gr. 12 d’acides aminés et 0 gr.18 de tryptophane.
FREEDMAN et Funx, en 1922, font des expériences sur les prin- Cipes qui, dans la levure autolysée, favorisent la culture du streptocoque. Un autolysat de levure est filtré. Le filtrat est purifié de ses albumines par l’ébullition. Puis il est agité pendant 3 heures avec de la terre à foulon ajoutée dans la proportion de 50 grammes par litre. Après filtration le liquide n’a rien perdu de ses facteurs favorisants pour le streptocoque. Mais une nouvelle extraction fractionnée avec 100 grammes de terre à foulon par litre enlève les facteurs. On peut récupérer ces facteurs favorisants en traitant la terre à foulon par une solution de baryte à 10 % ajoutée dans la proportion d’un volume 1/2 et agitée avec la terre à foulon à la température de 60° pendant 2 ou 3 minutes. Après filtration et lavage du dépôt, le filtrat est neutralisé avec une solution d’acide sulfurique à 20 %. Après enlèvement du Ba SO, le filtrat est ramené au volume primitif du liquide, au pH 7,4 et stérilisé. Les extraits ainsi obtenus de la première et de la seconde extractions ont conservé les facteurs favorisant la culture du streptocoque.
FREEDMAN et Funx indiquent l’analogie qui existe entre la nutrition des levures et celle des bactéries, les facteurs favorisant les streptocoques (la vitamine D de Funk) stimulant également la culture des levures.
Murray, en 1923, se sert de levure autolysée pour la culture des bactéries nitrifiantes.
A. Sergent à 4
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Jimenez, JôTTEN, STANDFLUSS et KazLerT tirent, de même, de la levure, un extrait contenant des facteurs favorisant les cul-
tures des bactéries.