ADI
être bouillis pendant 10 minutes, (mais non pas être chauffés à 1150) et filtrés à travers une bougie Berkefeld, sans perdre leur pouvoir de stimuler la croissance. [ls sont solubles dans l’eau. Ils contiennent très peu d'azote, environ 0.116 %.
Le pouvoir activant se fait sentir, par rapport aux tubes témoins en bouillon ordinaire, de deux façons : par une culture plus abondante et par une incubation plus courte de la culture. On voit souvent la culture apparaitre après 3 à 4 heures et on peut constater la présence d’ondes bactériennes après 6 heures. L'effet de ces extraits est plus facile à voir en milieux liquides que sur mieux solides.
KozLarn, en 1924, ensemençant du B. de Pfeifter sur des milieux ordinaires, qu’il appelle «milieux de famine » à l'égard de ce microbe, vérifie le fait connu que le B. de Pfeiffer n’y pousse pas. Mais il constate qu’au commencement de la strie d’ensemencement, et aussi en d’autres points, de petites colonies discrètes se forment, dont la croissance s’arrête vite d’ailleurs, après l’apparition de formes de dégénérescence. On considère d’ordinaire ces petits amas comme formés par la semence elle-même. KoLLATH pense au contraire qu'il s’agit d’une vraie culture développée par les B. de Pfeiffer aux dépens des cadavres de bactéries que contenait la semence apportée. C’est pourquoi, sur ces milieux « de famine », les colonies n’apparaissent que sur les points où le dépôt de semence est le plus épais, et c’est pourquoi aussi la croissance de ces colonies est fort limitée dans le temps. KoLLATH emploie, pour désigner ce mode de nutrition des bactéries, le terme de «cannibalisme ».
En dehors des bactéries hémophiles,les bacilles acido-résistants (B. tuberculeux, B. de Johne), ont été cultivés sur les milieux artificiels grâce aux facteurs de croissance.
Dans une série de travaux, à partir de 1912, Tworr et INGRAM
démontrent que le bacille acido-résistant de Johne, qui cause l’entérite chronique hypertrophiante ou pseudo-tuberculeuse des bovins, qui ne pousse pas sur des milieux nutritifs ordinaires, peut Y pousser cependant quand on incorpore au préalable à ces milieux d’autres bacilles acido-résistants, pathogènes ou non, ou même simplement des extraits glycérinés de ces bacilles.
TworrT et INGRam obtiennent les meilleurs résultats avec le bacille de la phléole, de moins bons avec le bacille tuberculeux humain, de moins bons encore avec le bacille tubereuleux aviaire, des résultats nuls avec le bacille tuberculeux bovin. Les préférences de M'FADYEAN, SHEATHER et EpwaRDSs ne vont pas aux mêmes bacilles acido-résistants. [ls mettent en première ligne le bacille tuberculeux aviaire, ils obtiennent des résultats souvent aussi favorables avec le bacille humain et avec le bacille de la phléole, ils disent que la culture est possible avec le bacille bovin. Ils préfèrent aux corps microbiens tués un extrait glycériné obtenu à l’autoclave à 1150 avec de la glycérine à 20 %.
Tworr et INGRAM signalent le fait intéressant qu’une souche de bacille de Johne, repiquée au laboratoire depuis 18 mois, a pu pousser sur du bouillon de foie glycériné, sans facteurs favorisants. Le bacille de Johne peut donc subir, sur les milieux artificiels, cette adaptation ou cette mutation que l’on connaît chez la plupart des bactéries hémophiles.
LockEMan écrit en 1919 que les substances nutritives absolument nécessaires à la culture du bacille tubereuleux se réduisent à l’asparagine comme source d’azote, à la glycérine et à des sels inorganiques de phosphore, de potassium et de magnésium.
Le travail suivant démontre au contraire l’importance de facteurs activants pour la culture du bacille tuberculeux.
BorrEL, Borz et de CouLon montrent, en 1923, que les produits de culture du bacille tuberculeux contiennent des facteurs favorisant la croissance de ce bacille. L’addition de quantités variant de 5 eme. à 1/1.000.000 eme. de filtrat de liquide de culture de 2 mois
De A ARE
de bacilles humains à un milieu synthétique donne les résultats suivants : Quantités de bacilles récoltés au 40€ jour (pesés après un séjour de 3 heures à l’étuve à 700) :
Pour SCC deSlqUIIENATIOUTE SPP ER ENE EN ECREE 0 gr. 20 BRCDTC ENNEMI Ne eee 0 gr. 60 MATE... 2e CNE ANR EE 0 gr. 60 OO RER PE PR 0 gr. 68 11000 : RC EE 0 gr. 62 LTOLOD ORAN ARMES RER te 0or 39 A1: 00 000 RASE Re RE Ce REC 0 gr. 45 AÉTÉTÉMOID RER SRE re EN ee ONgr-233 À LÉ ROIS re DE PE De A I Ohor. 39
Le facteur activant traverse les filtres Chamberland L'et même L5.
L'action de la chaleur sur ce facteur stimulant est intéressante à noter :
À 600 elle favorise le facteur.
À 1109 et même 1200, elle ne le détruit pas après 15 minutes :
À 1800, à l’étuve sèche pendant 1 heure, elle le détruit.
Ce n’est pas seulement dans les filtrats de cultures de B. tuberculeux, nous l’avons vu, qu’on peut trouver des facteurs favorisant la croissance de ce bacille : les filtrats des cultures d’un autre microbe : le Mucor mucedo, contiennent un facteur stimulant de la même façon la croissance du B. tuberculeux.
30 ACTION DES EXTRAITS DE BACTÉRIES (ET DE PROTOZOAIRES) SUR LES PROTOZOAIRES
T. B. RoBerTsoN peut cultiver, en 1921, un Infusoire, Enchelys farcimen Ehr., dans l’infusion de foin, en présence de produits bactériens. Un groupe de cellules se reproduit mieux qu’une cellule isolée ; par exemple, 2 cellules donnent un nombre de cellules bien supérieur au double du nombre produit par une seule cellule ; RoBErTson explique ce phénomène en disant que les Infusoires ont dû sécréter dans le milieu une substance stimulant la croissance de nouvelles cellules. Funk estime que la substance favorisante apportée par ces sécrétions microbiennes est identique à sa vitamine D.
Li DR: