SCENE III
VALENTINE, M. DE CERN\.
M. DE CERNY, embrassant Valentine,
Bonjour.
VALENTINE
Bonjour, mon père.
M. DE CERNY
Eh bien, comment vas-tu ?
Mais qu'est-ce, mon enfant? Ton air est abattu, Et ta joue a pâli.
VALENTINE
J'ai tant dansé î
La danse Fait mal. Je l'interdis, ma fille, par prudence. Ces belles roses-là se fanent en dansant.
VALENTINE
Non pas, mon père, vois, je suis rouge à présent.
(Ils s'asseyent à droite.) M. DE CERNY.
Voyons, racontez-moi toute votre semaine, Mademoiselle. Allons partout où l'on vous mène Dites-moi vos plaisirs, dites-moi vos danseurs,
Dites-moi vos succès et toutes ces douceurs Que chaque jour ici peut goûter votre mère : Valentine, parlez, c'est mon jour d'être père.
VALENTINE
Lundi nous recevions.
M. DE CERNY
Beaucoup de monde ?
VALENTINE
Oh liant!
Nous avions tout Paris.
M. DE CERNY
Excepté moi pourtant.
VALENTINE
Chacun me regardai!, j'en étais tout émue, Car j'avais une robe. ... Ah! si lu l'avais vue! Un cadeau de ma mère.
Un cadeau ! Justement 3e voulais t'en faire un.
VALENTINE, montrant ses oreilles du doigt.
J'avais également Deux rubis qu'elle m'a donnés.
M. DE CERNY
Moi, je t'en donne Quatre.
VALENTINE
Et deux bracelets. Car ma mère est si bonne !
M. DE CERNY
Moi, je t'en donne dix, moi, je t'en donne cent !
Mais dis-moi donc merci, méchante, en m 'embrassant!
Mais de ces doux baisers ne sois donc pas avare;