I^ FASTES
tion da marëchal aTait soustrait à la honte d'ttne^coiH damnation et d'un supplice igngtmwepx, Payaient de-* nonce comme traître au roi : la p^ùtite rédigiée par ce mi* •ëi*able y que Ton avait ¥u mendier des signaturef contre lin bienfaiteur à qui il devait tout ^ rtionaeur et 1^ vie , fut lue à la chambre des di^put^s ajjxièf la proniulgMlion de cette loi d^amnisiie y q^qi introijuisait 4^ ej^ceptiona à la convention de Paris, oùil ttail expresj^meiii stipulé que personne ne pourrait être i^echeich^ poi^r aea opi-* nicnê et sa corufuUf antérieures^ Masséna n'avait sans doute rien à redouter , puisque ^ lors niêaie qu'il eût été coupable^ Toubli du passé lui était g^rantj par tm traité ^ui devait avoir été revêii^ de la royale siinction ; mais sa loyauté s'indigna de ToiKe^^eiiftpiitati^ d'avoir trahi y et il publia, en réponse à 8^% calomniateurs , un inéinoii*e dans lequel il démontre qne sa conduite, avant et pendant la funeste entreprise dç Bonaparte, av^it été telle que devait Tespérer les véritables amis de l'ii^pendance natÎQnale, Cependant la faction qui avait immolé Brune ^ les terroristes de i8i5 intriguèrent sour* dément^ et qe cessaient de désigner Ma^aa comme une victime dont le sang devait fumer sqr le^ autels de la réaction. Cette fureur épouvanta le guerrier dont le ca-^ ractère, affaibli par de longues souffirances et par l'âge , ne recouvrait plus que de loin en loin quelqge lueur de celte énergie qui s'était usée au sein des gran^d^ événf^tns et des tempêtes politiques ; des inquiétudes, des craintes, des agitations, le fantôme sans cesse présent de la persécution , la mort violente de deux marédiaux ses compagnons d'armes et ses amis , mille pressentimens funestes , mille idt^es toutes plus sinistres les unes que les autres le poursuivaient: « £h quoi \ s'écriait-il , il ne
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» s^eSnra dotic plus un champ de bataOIe y où nous puis* » Aow périr glorieosement ? la France n'a'-t-elle plus » quedeséchafauds pour ses défenseurs? S'est-on chargé » d'exercer sur eux les vengeances de l'Europe? Si l'étram s ger impose la loi de nous sacrifier , si c'est là la condi-» » tion d'où dépend le salut de notre patrie j que l'on ^ &s8e tomber nos tètes : mais pourquoi cet acharnement » à flétrir impitoyablement notre mémoire? Les hommes » qui régnent sur lespenples que nous avons yaincusn'ont )» pas pu conunander tant d'ingratitude, ni exiger tant » d'avilissement! » Les anxiétés et le trouble de l'esprit avaient miné insensiblement les ressorts de son existence. Le 7 avril 1817, le héros succomba , et son ame alla , aut, régions de l'immortalité , se confondre avec celles des Bayard et des Dugnesclin.
Ce qui distingua Masséna des autres généraux^ dont s'honore la France, c'est qu'il brilla partout au premier comme au second rang ; peut-être même était-il plus étonnant h'vré à son propre génie, que quand il commandait en sous ordre. Exécutait-il des conceptiona qu'il n'avait pas formées , il savait se les approprier , et il était rare que l'étendue de son coup-d'osil exercé n'y adaptât pas quelques-unes de ces chances heureuses, que lui seul avait le don de prévoir et qui naissaient de ses combinaisons. A la tëtç d'une armée , personne mieux que lui ne réussissait k en dominer l'ensemble et à en pénétrer les détails ; rien ne pouvait échapper àsa perspicacité : aussi pouvait-on dire de lui qu'il dirigeait tout, que tout par«> fait de lui , qu'il donnait i tout l'impulsion. Ses opérations étaient toutes subordonnées à un esprit de système et d'ordre; il faisait la guerre avec méthode, mais il pouvait varier ses plaps , et les circonstances ne le trouvaient jamais au dépourvu. Tantôt lei^t y tantôt rapide ,
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,41 commandait la patience, excitait l'impétuosité, tcmpërait ou enflammait à son gréFardeur du soldat. Habile a entretenir l'éinulation , il possédait le grand art de récompenser à propos. Instruit par sa propre expérience et par la conscience du mérite par lequel il s'était élevé, il ne dédaignait pas de porter son attention sur I^ derniers i:angs, et.il ne négligeait aucune occasion de faciliter l'essor de ces braves modestes que l'on n'ignore que parce qu'ils sont déplacés. Près de lui chaque individu occupait le poste ou l'emploi auquel l'appelaient la nature de son caractère , l'éducation qu'il avait reçue ou son aptitude particulière. Une fois remarqué de lui , un militaire ne pouvait pas manquer de parcourir en peu de temps tous les degrés de l'avancement auquel il devait prétendre , ou de se distinguer dans le grade qu'il avait obtenu^ Ce fut ainsi qu'une multitude de bons officiers se foi-ma pour ainsi dire à spn école , et que l'on vit sortir du sein des armées eX d&a corps qli'il avait commandés la plupart de ces générjiu;^ dont la réputé^tion a grandi avec la gloire française,
A'ux temps où la reconnaissance de la patrie existait dans des institutions , le Panthéon eût été ouvert à la dépouille mortelle d'un grand capitaine. Celle de Masséna fut i^ndue à la terre commune ; un concours immense de citoyens de tous les âges et de toutes les conditions s'empressa d'honorer par sa pré-** sence les funérailles de ce maréchal , et cette marche funèbre fut encore poui: lui une marche triomphale. L'histoire de sa vie se lisait dans tous les regards , ses succès vivaient dans les récits de tous les braves. Chacun se rappelait sur son passage de quel éclat il avait couvert les armes nationales, qui dans ce jour étaient voilées de crêpes, çt combien de fois il avait conduit à la chargQ
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et à la victoire les soldats que prëcëdaient ces tambours ^ dont le <son lugubre faisait tressaillir tous les cœurs.
Le gênerai Thiébault prononça son ëloge : à quel autre appartenait-il mieux de louer le maréchal qu'à celui qui , Payant secondé dans une expédition périlleuse , a su retracer, par une relation élégante et fidèle, les exploits des Français dans les murs de Gènes ! Ministère auguste et sacré , le brave seul sait dignement célébrer les brayes , et les mânes d'un guerrier se réjouissent des lauriers dont les pare une main guerrière.
Un mausolée érigé par la piété filiale distingue la se* pulture de Masséna de celle de ce peuple de morts dont quelques-uns ne sont pas indignes de le recevoir et de reposer près de lui ; mais aucun monument public ne lui a été encore décerné : et , tandis qu'on nous menace de confier à la sculpture le soin d'exhumer sur des marbres d'Italie la gloire inconnue et les faits des Charrette , des Stofflet y des Cadoudal et des Laroche-Jacquelein , nous n'apprenons pas que l'on ait songé à élever la plus petite statue au général dont la renommée n'a été fatale qu'aux ennemis de la patrie. Un jour, sans doute, il sera vengé de cet oubli : comme les Turenne , les Saxe , les Condé, Masséna aura ses historiens , qui plus heureux que nous, pourront placer, dans un cadre proportionné à l'illustration du grand homme, le tableau d'une vie, dont les bornes de cet ouvrage ne nous ont permis que de présenter une esquisse.
Après avoir parlé de la gloire de Masséna, il est juste de consacrer quelques pages aivx guerriers qui y contiiîbuèrent aux deux plus belles époques de sa vie.
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Les r&ultats de la campagne des Grisons furent im-' menses , mais la composition de l'armée à qui on les dut ëtait admirable. A la tète de nos brigades et de nos di vissions , se firent principalement distinguer les généraux Lecourbe, Soult y Legrand , Xaintrailles , Mortier j Ney^ Menard, Thureau , Lapisse^ Boivin , Gudin , Molitor^ Hendelet, Klein, Laval, Gazan, Loison^ Mainony, Lorge, Cbabran , Demont , Oudinot , Ruby, Casabianca, Dessoles, Paillard, Bontems , Quétard , Humbert, et l'intrépide Chërin , qui mourut au chanfp d'honneur également regretté des savans et des braves. Ces noms rappellent tous des actions d'éclat ou quelqu'important service. Il est impossible de déployer plus de bravoure et de talent que n'en montrèrent, dans toutes les occasions, les adjudans-généraux Weber et Lorcet : le premier, qui commandait la légion helvétique , périt victime de son dévouement ^ le second fut dangereusement blessé dans une charge où il montra une rare valeur. Chaque corps, chaque régiment eut ses héros. Parmi les chefi de brigade , on cita en première ligne le vaillant Lacroix , qui , pins que sexagénaire, combattait avec toute l'ardeur d'un jeune homme ; l'impétueux Muller , qui guida constamment la i4* au poste du péril, et la fît encore triompher dans l'action où il fut frappé du coup mortel J le brave Brunet , qui reçut , an milieu du feu , les épaulettes de général ; leurs dignes collègues Porson , Daumas , Dedon et Lochet rivalisèrent tous de gloire avec eux ; une foule d'autres officiers furent mentionnés honorablement dans les rapports du général en chef. Dans ce nombre, on rémarquait les chefs de bataillon Mares , du génie ; Foy, de l'artillerie ; Grain-d'orge , Maransin , Godinot , Ducos , aide-de-carop de Masséna ; les capitaines Bergier , Burthe , Soult , Montfort, Fridol^
«heim, Delort , radjudant-major Delaar^ et nn citoyen de Luceme , le génëreux Schumaker y qui ne fut pas un jour sans 66 dévouer à nos succès*
Les travaux de nos guerriers au sein de la Ligurie ^ soit pendant le siège de Gène^ , soit dans les actions qui y pi-éludèrent, ne consacrent pas des uoms moins glorieux* Qui croirait que , malgré la disproportion la plus marquée des moyens et des foraes y de malheureux soldats, sans pain y sans argent, sans habits, sans chaussure, souvent sans munitions , à la fin presque sans chefs , ne tenant plus au monde que par le sentiment de l'honneur national, aient, dans Tespace de soixantenlix jours de combats ou batailles, détruit plus d'hommes et fait plus de prisonniers qu'ils ne pouvaient opposer de baïonnettes à un ennemi , auquel ils rësistaient en se servant de ses propres cartouches , et en subsistant de son pain?N'est^ ce pas dé}k un véritable prodige d'avoir contenu, au mi-* lieu de tous ces évënemens, une population de plus de cent soixante mille âmes ; d'avoir défendu par terre et par mer une ville , dans laquelle il faut , suivant les rè-* gles de l'art , plus de vingt mille hommes de garnison?. Mais d'autres circonstances redoublent encore notre; étonnement : ces soldats , réduits à convoiter une nour-> riture que les chiens refusaient , ont supporté , outre cest privations, quaranle^cinq jours de siège, quinze JQursde marches continuelles à traders les rochers les plus diffi« cites et sur les montagnees les plus escarpées ; et nouai ne comptons pas encore toutes les actions sanglantes, dont l'acharnement n'a pas même interrompu ces marches périlleuses , toutes les nuits de bombardei^nt., qui ajoutaient aux horreurs de la famine , et l'épidémie qui mettait le comble à t^nt de maux. Les trois quarts des
officiers des demi-brigadès périrent pendant le siège ^ de quatre-TÎngt-dix-sept officiers de la 2« de ligne , deux seulement ne furent point blesses. Six mille homihes sur douze mille furent mis hors de combat : la veille de l'é^ Tacuation , à peine deux mille hommes avaient - ils la force de se battre; encore eût-il fallu que l'on fût venu les attaquer , car ils étaient hors d'ëtat de faire aucun mouvement; et leur faiblesse les obligeait de s'asseoir pour faire faction. Présentons par un mot le résumé de tout ce qui précède : ce mot consiste à dire que, pendant plus de deux mois , Masséna a fait , presque sans troupes , la guerre à toute une arm^ , s'est souvent défendu , et a quelquefois attaqué sans munitions, a suffi, sans fonds, à d'inévitables dépenses, et a nourri l'armée sans magasins. Ce rapprochement nous offre tout ce qui tient au blocus de Gènes j tout , excepté la gloire des braves qui s'y sont immortalisés, et dont nous regrettons de ne pouvoir offirir qu'une liste incomplète.
Les généraux Gazan , Gardanne, Petitot, Damaud, Fressinet et Spital furent blessés. Le général Marbot succomba- aux effets de la contagion. Les adjudans-généraux Cerisa , Mathis , Hector , Reille , Gauthier , Noël Hdard et Campana versèrent leur sang pour la patrie : ce dernier resta an pouvoir de l'ennemi; l'adjudant-général Fantucci subit le dernier sort des combats , il avait vécu pour défendre la libei^té. Les officiers d'états-imajors et lés aides-de-camp furent aussi cruellement traités ; lès adjoints Hatry, Fasbarolo, Gasparinetti et Rosa furent tous grièvement blessés : Hatry reçut cinq coups de sabre ; deux de leurs coUèjjues, les capitaines Diey et CaVlier , officiers «jouissant de la plus grande estime , furent tués pendant le siège. Le premier aide-de-camp de Mas-
séna , le chef d'escadron Burthé , qui , dans toutes les oc-t casions , se distinguait^ par une valeur éclairée , fut at-^ teint de plusieurs coups de feu en dirigeant une charge* Le capitaine Marceau , frère du général de ce.npm , et brave comme lui ^ fut blessé dans trois affaires différ^en** tes j trois fois en trente-un jours. Le lieutenant Chanaud, officier des.guîdes du général en chef, vit se rouvrir les. 1)lessures qu'il avait reçues dans les campagnes précédeates. À cette multitude de noms avec lesquels d'autres exploits nous ont &mjliarisés,il faut ajouter ceux des gêné* raux Bujet, Pqinsoty Degiovani, Hervo, Compans, Sugny^ MiolUs, Qudinot, Solignac, Serras, Suçhet , Fouget. ,, Jablow^owski , . Clausel , ainsi que celui du. doyen d'âge dans l'artillerie , le vieux Lamartillière , à qui l'amour de la patrie et de la glojire fit retrouver toute l'activité çt- les forces de sa, jeunesse. Les adjudap-généraux ThiébauU, Ottavî, BJlondeau , Sacqueleçi , Ortigoni , Gautbçin , Andrieux, ainsi que des che& de brigade Godinot, Moul^on, Wouilleniont,Ma^£^, Devilliers, Brun, Cassagne, Boyeyr Mazas , Bouton ,, Gaud , Bertrand 9 commandant le. fort Diamant j . Mares , Clavin , Villaret , Perrin , méritèrent tous des éloges ; Godinot ^t Mouton furent de^nge^ireu^ement blessés j Villaret , qui commandait la 63', Perrin, qui était à 1^ tête, de la 3". de ligne , et Clavin i celle de la ip' , reçurent une mort glorieusç.rLes. phefa d'escadron Lavillette, Donna.dieu^ Droujiin, Daoust, ainsi qn^ les che& de bataillon Lambert, Rossignol , Denchem , Lacroix , Landier , Qrazjani , Manhin ., Chanu , Legrand,, Vidal, Coustard et Dup^ljlin j affrontèrent tous les .dangers , et ne cessèrent ,pas de donner ,1'exemple k leur ^troqpe; plusieurs d'entr'eux furent misj- li^ors d^ combat j le commandant DupelUn reçut cinq . cojups de
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feu dans une seule action , et il n'en continua pas moins à demeurer en ligne. Les capitaines Couchand y Margeri , Delmas, Mathîvet, Datte, Bernard , Sibuet , aide-decamp deMasséna; le capitaine de eursairè Bravastro, TofiBcier de grenadiers Guimond , le lieutenant de carabiniers Gavaret, qui trouva la mort au milieu des rangs ennemis ; le lieutenant Mengaud , les soiis*Iîeutenan9 Ménard , James et Mamard , le sergent*»- major Vaifle, les sergens Dazzier, Migy et Drapier firent Padmiralion de Farmée. On ne peut non plusse dispenser de rappeler ici les services que rendit le chirurgien en chef Veinet j dont le zèle uni au talent conserva à la patrie uu si grand nombre de ses enfans. Plusieurs beaux traits d'une gètiéreuse audace méritent d'être rapportés r parmi ceux qui se dévouèrent pour pénétrer dans Gènes, après en être sortis, il faut remarquer le chef d'escadron Prancescln , alors aide-de-oamp de Soult , et que ses talens et sa helle conduite placèrent depuis au rang des généraux les plus reconmiahdables de l'armée. Monté sur une embarcation que conduisaient tiroîs rameurs seulement , à la farveur do | la nuit, il «vaît traverse la croisière anglaise , et était î arrivé jusqu'aux chaloupes les plus rapprochées de la place , lorscpie le jour le'surprit. lise trouvait au milieu de la rade , à plus d'une lieue du rivage , et exposé au feu ci^isé des bâtimtens. L'tm des rameurs est tué , nn autre est'blessé. FraAcesthî ne peut plus éviter d'èlrej pris s'il n'abandonne son eisquif. Dans cette exti^émîté , il attache ses dépêches sur sa tête au moyen d'un mouchoir , se dépouille de i ses vêtemens, et se jette à la mer pour gagner le rivage ; mais , il pense hîentôt qu'il a laissé ses armes , qui vont devenir un trophée pour l'ennemi; il retourne à ^embarcation , pi*eud son
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sabre qu'il serre entre «es dents , nage long^lemps encore, latte opiniâtrement contre les yagues, aborde enfin, presque épuisé par la &tigue du trajet qu'il Tient de faire, ' et remet à Masséna des dépêches du premier consal , qu'il avait quitté au pied du mont Saint-Bernard.
A l'attaque des ouvrages de San-Giacomo y Tadjudantgénéral Clavet alla deux fois j au milieu du feu le plua terrible , planter le drapeau de la 68* demi-brigade sur Pépaulement d'une redoute défendue avec tant de fureur par les Autrichiens , que nos troupes furent deux fois obligées de renoncer à l'assaut.
Un ad)udant-sous-officier de la 3* de ligne, Vatrin { Rend ) , né dans le département des Ardennes , s'ë-* lança au milieu des ennemis , saisit un major autrichien, et , quoique issailli au mèilie instant par plusieurs sous* officiers et soldats , dont un lui passa son épée dans les reins , il n'abandonna pas son prisonnier qn'il ramena au quartier-général. tTn tambour du même corps , Doaîer ( Tiburce) , né dans le département de l'Yonne, au moment où, dans la mielée , sa caisse lui devenait inutile, se saisit d'un fusil , et s'en servit aree une intrépidité extraordinaire.
La 5* demi-brigade d'infanterie de ligne combattit constamment avec une rare valeur : les sergens Pilotant ( jintoine) , et Charnier ( Simon) ^ le premier, né dans le département de Maine-et-Loire, et le second, dans celui du Jura, chargèrent, avec douze de leurs cama-^ rades , contre une colonne ennemie forte de six cents hommes, qui , étant mise en déroute , fut £iile prison^ nière. Le caporal Cacaut { J<tcque8) , né dans le départe-* ment dès Deux-Sèvres , fut un de ceux qui eurent la plus grande part à ce beau fait d'armes; après s'être long-
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