‹ Les fausses nouvelles de la grande guerreChapitre 45 sur 52 · ENTRÉE LIBRE · texte numérisé non relu

ENTRÉE LIBRE

Journaux avec récits sur la famine en Allemagne,

les combats de Russie, de Champagne,

etc., etc.

Le lieutenant ajoute que ses hommes et lui ont beaucoup ri (jaune, probablement) et il communique au journal la poésie par laquelle ils ont répondu. L'inspiration en est pauvre et cette pièce est visiblement l'œuvre d'un poète famélique.

.-, Le chien est l'ami de l'homme ; il ne perd jamais l'occasion de lui donner des puces. (L. Will).

.-. Les deux grands périls maritimes : les sous-marins et les marins saouls. (J. S. des Trois Tourelles).

.*. La vie est une vieille culotte soutenue par les bretelles de l'espérance. (Dolly).

.•. Quand, sous un terrible bombardement, le cuistot nettoie une vieille marmite, il pense : « Celle-ci est bien usée attention de ne pas en recevoir une neuve ». Et il n'a pas le cœur trop joyeux. (Le cuistot Vibert).

.-. Pourquoi le major ne rend-il jamais les visites!

(Paul Paillard Nérat).

.•. Qui aurait cru, avant la guerre, qu'un filleul put être plus vieux que sa marraine? (Paul Robert).

.•. Dans la tranchée, je pense, donc je suis, au repos, je dépense, donc je suis. (Le penseur de Rodez).

.'. Tout cantonnement de repos qui se respecte à ses deux salles de rapport : la première dans la cour de la grande ferme où loge la compagnie, la deuxième au lavoir du patelin. (L'orateur).

.•. On dit : le soleil se lève pour tout le monde, c'est vrai, mais la lune en prend sa part. (Balkiro).

.•. Rêve rose du poilu : faire embusquer son cafard.

(TRObOJA).

.'. La « marraine » est appréciée aux armées même pendant les mois qui ne sont pas en R. (Xuenquaf).

.•.La vie est faite d'illusions et c'en est une que de croire n'est point avoir. (Serdil).

.•. J'ai appartenu à trois régiments différents. Chacun était le « meilleur » de la France. (Siméon).

.". Attendre des lettres vaut quelquefois mieux que d'en recevoir. (Le penseur des rondins).

.•.Le génie n'est souvent pas un don de nature mais une simple affectation. (A. G. du 3® R. A. P).

Moindres échos des innombrables répliques et saillies qui crépitèrent, dans la tranchée, aux lèvres du poilu, que l'heure soit faste ou néfaste, à nos armes. « Toutes ces pensées, fut-il justement écrit dans le Journal des Débats, 19 janvier 1913, représentent à merveille l'état d'esprit des combattants ».

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