C-est bien, insultez-moi
OCTAVE
Eh! monsieur, c'est vous qui m'insultez depuis une heure...
EMMELINE
Mon ami...
BASSECOURT. •■
Le fait est, mon cher Péponet, que vous êtes diablement entêté...
188 LES FAUX BONSHOMMKS
PÉPONET.
Hein?
BASSECOURT.
On s'est moqué de vous, je le veux bien. Seulement, vous devriez réfléchir un peu... car enfin, vous n'êtes pas chez vous ici... et monsieur Octave serait en droit...
PÉPONET.
De me mettre à la porte, n'est-ce pas?
EMMEI.INE.
Oh"! mon père!...
Que dites-vous?...
Ah! vous me chassez !., Qui vous parle de ça?
C'est bien, je pars!...
Mais encore une fois!..
OCTAVE
PÉPONET.
OCTAVE
PÉPONET.
OCTAVE
PEPONET.
Dieu merci! je peux me passer de mes enfants!... et cependant, en ce moment j'aurais pu vous demander un service...
Parlez...
PÉPONET, avec ironie.
Non, non, j'ai des amis, et la somme dont j'ai besoin, je la
trouverai chez eux... (prenant la main de DuPouré.) ChcZ Celui-ci
que j'ai méconnu... Oui, c'est à lui que je m'adresserai... et devant vous!... ce sera votre punition.
DUFOURÉ, contrarié.
Vous êtes peut-être trop sévère...
PÉPONET.
Il me faut dix mille francs dans une heure, Dufouré.
DUFOURÉ, hésitant.
Dix mille francs !
PÉPONET,
■ Oui, mon ami. (A*"'octave.) Je ne vous parle pas. (a Dnronr.:.) Mes fonds sont engagés dans une grande affaire ; c'est Locardonel qui mène tout cela, donc c'est de l'or en barre.
rt. Ij I l'J 11
DUFOURÉ.
Et il VOUS faut faire un nouveau versement?
PÉPO^ET.
Oui.
DUFOURÉ.
Vous aurez votre argent... trop heureux!...
PÉPONET, narguant Oclave.
Voilà comme je me venge!... De ce moment vous n'êtes plus rien pour moi. D'ailleurs, c'est à un boursier et non à un artiste que j'ai donné ma fille; vous, je ne vous connais pas... Adieu, monsieur, (s'animaui.) Mais vous m'avez chassé, cela vous portera malheur! Adieu!...
(il repousse Emmeliiie qui voulait le retenir et sort.) BASSECOURT, à Emmeline.
Vous avez vu que j'ai fait tout ce que j'ai pu pour le calmer... je vais continuer...
EDGARD
N'y allez pas, ou nous sommes perdus !...
BASSECOURT.
Laissez... laissez... Venez, Dufouré.
(il entraîne celui-ci.) EUGÉNIE. *
Papa m'a oubliée... (a Emmeiine.) Je reste avec toi!
EDGARD
Ah ! elle n'est pas partie !
EMMELINE
Octave, monsieur Edgard! ne laissez pas mon père partir ainsi... courez après lui... et faites tout pour le ramener...
OCTAVE
Mais puisqu'il ne veut rien entendre!...
EMMELINE
N'importe!
Oui, essayez encore... (a Ecigad en lui teudam ia main.) Je vous en prie!...
EDGARD, vivement.
J'y cours I... j'y cours, mademoiselle '...
OCTAVE, à Emmeline.
Tu le veux?... eh bien! je t'obéis... Viens, Edgard. ' Edgàrd, Eugénie, Emmeline, Oclave.
IfiO LES FAUX BONSIIOMMl-S
r.DGARD, liuiiMô.
Oui, oui, me voilà!,., (a Lutirnic.) A bientôt! à hicnlôt!...
(il einbrjssc la maiu OEiiinieline et se sauve. Octave le suit.)