‹ Les faux bonshommesChapitre 103 sur 114 · EMMELINE, EUGÉNIE · texte numérisé non relu

EMMELINE, EUGÉNIE

(La bonne entre et dessert.) EMMtLINr,

Tu parleras aussi pour nous, n'est-ce pas?

EUGÉNIE

Oh! tout s'arrangera. D'abord, je bouleverserais la maison, si papa ne consentait pas à te rouvrir ses bras.

EMMELINE

Chère petite sœur, sais-tu que, grâce ù ce méchant père, c'est à peine si j'ai eu le temps de t'euibrasser ! Voyons, que je te regarde un peu : mais c'est que tu es encore embellie depuis deux mois!

Oh! si tu pouvais dire vrai!

EMMELINE

Coquette !

EUGÉNIE

.Ah! à propos, tu sais, Anatole?

EMMELINE

Lors de ton départ, tu étais à peu près décidée à l'épouser... oui, eh bien?

EUGÉNIE

Eh bien! j'ai changé d'avis en route.

EMMELINE, riant.

Ce pauvre garçon !

EUGÉNIE, de même.

Oui, il n'a pas de chance dans la famille.

EMMELINE

Du reste, je ne te blâme pas, au contraire... Tu es trop gentille pour lui.

EUGÉNIE

C'est aussi mon avis, (s'anèiant uonteuse.) Non, je voulais Eugénie, Emmelinc.

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