ACTE II
fut votre passion pour la peinture, votre courage à conlinuer l'œuvre que vous aviez commencée. Je me disai- : rhomnie qui a volontairement renoncé à la fortune, qui a ijravé la misère pour marclier droit dans la route qu'il avait choisie, doit avoir un cœur fier et honnête, et je vous ai estimé avant de vous aimer...
EDGARD
Tout cela est très-gentil; mais il ne s'agit pas de s'endormir... Ne laissons pas refroidir la bonne résolution de monsieur Péponet... Tout à l'heure, il devra rompre avec Anatole; vous irez le trouver. Le bonheiu' qu'il lira dans vos >feux hii donnera du courage s'il se sentait faiblir. De mon côté, je vais courir sus au cousin et pousser à la démolition complète!...
OCTAVE, prenant le Iras d'Enimeline et le passant sous le sien,**
Venez-vous, chère Emmeline?...
EMMELINE, un peu clfrayée.
Mais... tous deux ensemble...
OCTAVE
Avez-vous donc peur de contrarier monsieur Anatole?
EMliELlNE.
Oii ! vous ne le pensez pas !.. .
OCTAVE
Non, non, je souffrirais trop si cela était; car je vous aime, Emmeline... oli! oui, je vous aime bien!...
EMMELEE, coquettement.
Sera-ce toujours ainsi?...
Toujours !
(ils sortent à gauche.)