OBSERVATION IV
Souffle exira-cardiaque. Déformalion {horacique (Clinique de la Charité, Polain).
Récemment j’eus l'occasion d’examiner un Russe qui avait
à consulté en différents pays les médecins les plus connus et transportait avec lui une longue liste de diagnostics divers, je trouvai un souffle sus-apexien, protosystolique, superficiel, un peu froissant, très différent de caractère suivant la période du mouvement respiratoire à laquelle il se trouvait correspondre, se transformant par moments en un bruit respiratoire saccadé manifeste et Rose
raissant absolument dans la position horizontale. Il se propageait
a | peu, mais on en cntendois un second situé à la partie postérieure et externe du côté gauche de la poitrine. Celui-là n'était pas la propagation du premier, car il était très exactement systolique. Très fort dans la position assise, il disparaissait absolument et: immédiatement dans le décubitus ventral. Les troubles cardiaques éprouvés par ce malade se rattachaient évidemment à un état dyspeptique ancien dont les causes étaient d’ailleurs faciles à discerner. Le cœur était de dimension modérée (108 m.) mais la poitrine avait peu d'amplitude ou plutôt elle offrait une disposition exceptionnellement allongée, qui contrastait avec la vigueur apparente du sujet. La conformation inaccoutumée du thorax
contribuait aussi pour une part importante à la production de ces
souffles (Clin. Charité, Potain, p. 491).,