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CARDIOPATHIES RÉFLEXES

Estomac.

Historique et Pathogénie. — Sénac, au milieu du siècle dernier, a insisté tout particulièrement sur la fréquence des palpitations, dans les maladies de l'estomac, de l'intestin, dufoie, de l’utérus.

« L’estomac dit-il est une des causes les plus ordi- «naires des palpitations : les dérangements de ce « viscère sont un objet qu’on ne doit pas perdre de « vue dans le traitement de celles-ci, et les remèdes: « qui facilitent la digestion ont été regardés comme « des remèdes dés palpitations. »

Pour Sénac ces palpitations peuvent provenir d'une influence mécanique, par réplétion exagérée de l’estomac ; d’une action réflexe, « les nerfs pouvant être mis en action par l’action qui suit la plénitude de l'estomac » ; ou encore d’une originetoxique, « lorsque l’estomac nese vide pas aisément, que les aliments y prennent de mauvaises qualités, »

LUE SPF RES

Stokes rapporte deux observations de troubles cardiaques, palpitations violentes, souffles, ayant disparu par l’action d’un vomitif.

Colles dans une remarquable observation montre l’action réciproque du foie et du cœur l’un sur l’autre, l’action du cœur pouvant être surexcitée, rapide, irrégulière, puis soit spontanément ; « soit à la suite d’un traitement qui s'adresse aux fonctions digestives », les contractions del’organe reprenaient une régularité parfaite. ne

Chomel en 1857 parle de dyspnée survenant chez les dyspeptiques et Beau en 1866dans sa description des « phénomènes secondaires » de la dyspepsie a signalé la dyspnée gastrique, les palpitations, les syncopes et la n évralgie cardiaque.

La pathogénie des phénomènes pseudo-angineux d’origine gastro-intestinale a été surtout révélée par les recherches de Potain.

L’excitation réflexe qui peut avoir son point de départ dans le foie, l'intestin, plus souvent l’estomac, détermine une contraction exagérée des vaisseaux pulmonaires et une élévation de tension dans ces vaisseaux pulmonaires, d’où un certain obstacle dans la circulation du cœur droit etconsécutivement une dilatation de ses cavités. Alors par suite de la distension de ses cavités, le cœur droit a perdu sa tonicité physiologique et résiste mal à l’ondée sanguine qui lui arrive de l’oreillette ; sa force de contraction est amoindrie, l'obstacle qu'ilrencontre dans

l'artère pulmonaire plus grand, d’où perturbation

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profonde dans l’activité fonctionnelle du cœur droit et cet état de souffrance ne tarde . à réagir sur le cœuf gauche lui-même.

Habersohn (1) fait intervenir l’innervation commune du cœuret de l'estomac : Morel (thèse inaugurale Lyon 1879) et Arloing après avoir mis le cœur à nu chez un animal trachéotomisé et curarisé, de façon à pratiquer la respiration artificielle ont adapté à l’artère pulmonaire un tube communiquant avec un manomètre enregistreur, et par des excitations de la muqueuse stomacale, ils ont noté une SU DS de la tension sanguine pulmonaire. ,

Barié (Revue de méd. 1883), ouvre la paroi abdo-

minale et par cette boutonnière excite le foie.

L’auscultation de la région précordiale pratiquée au même moment permet de constater une accentuation du deuxième bruit pulmonaire.

De plus en pratiquant des excitations cutanées douloureuses et en tenant compte au moyen des appareils enregistreurs des phénomènes observés, on a constaté des effets cardiaques, vasculaires et respiratoires d’origine manifestement réflexe.

Il existe ie faits cliniques dans lesquels on voit

une excitation viscérale, de l'estomac, ralentir les battements du cœur et les suspendre au point de provoquer une syncope.

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