Huchard
4, Potain, Vaquez.
côté étudié cette question ont publié le résultat de leurs recherches sur la « prétendue hypertrophie cardiaque de croissance, » sans faire mention de la déformation thoracique. Leur travail, visant d’autres causes d'erreur, aboutit aux mêmes conclu- SÉONS Se ;
Enfiu le 13 décembre 1895 M. Huchard dans une séance de l’Académie de Médecine, présenta l’observation suivante :
Malade âgé de 33 ans, avec quelques stigmates hystériques peu importants et même douteux (léger rétrécissement, quelques zônes anesthésiques et analgésiques, perte du reflexe pharyngien), il a été considéré @’abord comme atteint de rétrécissement mitral (ce qui est une erreur), ensuile il a été réformé du service mililaire pour hypertrophie cardiaque de croissance, il y a 10 ans. Depuis et même un peu avant cette époque, il souffre de palpitations fréquentes et d’essoufflements à la moindre marche. Or nous ne trouvons pas chez lui d'hypertrophie du cœur; celui-ci bat assez faiblement entre les $° et 6° espace intercostal, très en dedans du mamelon, la limite supérieure est abaissée, et ce qui a pu faire croire sans doute à un rétrécissement mitral, c’est l'existence, à certains moments, d’un bruit de souffle cardio-pulmonaire medio diastolique en avant du sternum. :
Ce qui frappe chez ce malade, c'est la longueur inusitée de son thorax, avec aplatissement bilatéral, à ce point que le malade se présente sous la forme cylindrique. Le mamelon existe seulement au niveau de la 4° côte, la matité cardiaque commence à 12 cent. au-dessous de la clavicule, la pointe du cœur se trouve déjetée
en dedans entre le $° et le 6° espace intercostal. L’organe, à
de GR
l’étroit dans la cage thoracique a donc subi un réel mouvement de descente, et s’est porté en dedans du mamelon. à À :
Mais, les autres organes sont également, et pour la même raison, pi % Je placés plus bas qu’à l’état normal, il existe ici une véritable vicé- ‘ES
roptose par suite de la déformation thoracique. La rate s’est por-
tée en avantet en bas, comme la percussion et la palpation le dé- “a montrent. Le foie commence à 10 cent. au-dessous du mamelon “a et à 22 cent. de la clavicule, et son lobe gauche se confond en à avant avec la matité splénique. tue à La hauteur totale de ce malade mesure 1 m. 68. Dela four- 1 ' chette sternale à l'appendice xiphoïde — 18 cent. De laclavicule aux dernières fausses côtes — 36 cent. fie OS S Chez ce malade, il n’y a aucune déformation de nature et d’as- 03 Fe pectrachitiques, CRE : ie J 1e
Nous avons pu recueillir un assez grand nombre 14 d'observations de jeunes gens présentant cette dé- . formation thofacique et en même temps les symp- 4 tômes attribués à l’hypertrophie cardiaque de crois- 4 sance. Il y a là plus qu’une coïncidence et cette dé- ‘4 formation du thorax est une des causes les “plus: 544 à importantes des symptômes cardiaques attribués à Fe l’hypertrophie de croissance. à On s'explique alors très bien Les symptômes de la. de pseudo-hypertrophie cardiaque de croissance. Ce. : n’est pas le cœur qui se développe trop, c’est le ; thorax qui ne se développe pas assez dans le sens | | antéro-postérieurettransversal. Le cœur quoiqu’ayant ee conservé son volume normal est donc apparemment ne )
trop gros pour un thorax trop petit, il subit alors
un réel mouvement de descente (ce que prouve l’abaissement de la ligne supérieure de sa matité), la
pointe peut être sentie sous le doigt au-dessous de la cinquième côte et donne l'apparence d’un choc
plus énergique en raison du peu d'épaisseur des - parois. Si le jeune homme est anémique, ce qui est
fréquent, il y a de véritables palpitations, un peu d’oppression et de la céphalée.
Cette se -hypertr ophie peut devenir réelle.
Le cœur, à l’étroit dans la cavité thoracique, lutté contre cet obstacle d’un nouveau genre, il palpite et s’hypertrophie ensuite parce qu'il lutte (x). Cette hypertrophie est bien distincte de celle de la croissance. sels ; |
La connaissance de ces faits a une réelle importance pratique. Car dans ces cas, par un traitement approprié s'adressant non pas au cœur mais au thoax, par un massage méthodique et une gymnasti que des bras, on cherchera à développer le thorax, le cœur sera soulagé.
Or, des recherches de M. Jansen (Efued’Anthro-d pométrie médicale au point de vue de l'aptitude au service militaire, (armée belge) (Arch. mil. 1883), il résulte que: |
« Dès que l’accroissement de la taille s'arrête, le périmètre thoracique se développe d’une façon sensible chez la plupart dessujets.
La circonférence de la poitrine augmente en