Huchard, Pseudo-hypertr. card. de croiss
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moyenne de 24 millim. pendant les deux premières années de service et de 9 m. m. pendant les deux | ‘suivantes ». |
Il est donc permis d'espérer que les troubles si mulant l’hypertrophie cardiaque de croissance s'atténueront promptement et l’ajournement à un ou deux ans sera peut-être largement suffisant, là où l’exemption paraissait s’imposer. |
Diagnostic. — La constatation de l'abaissement de la pointe n’est pas une preuve insuffisante pour diagnostiquer l'hypertrophie du cœur. Il est bon d’ailleurs de savoir que la pointe peut, à l’état nor-: mal, battre dans le cinquième éspace intercostal (thèse de Ludger). EVER |
Nous rapportons des observations où la pointe du cœur est abaissée sans qu’il y ait hyperitrophie de cet organe. |
Le mamelon qui souvent est pris comme point de repère n’a pas une position fixe, il est plus ou moins haut suivant les sujets. C’est donc la délimitation de la matité cardiaque faite soigneusement qui permettra d'établir le diagnostic.
Délimitation de la matite cardiaque. — M. Potain a donné la méthode Suivante :
On détermine d’abord pat la percussion la ligne correspondant à la base du cœur(à l’état normal cette ligne est parallèle au bord droit du sternum); puis, celle correspondant au bord du ventricule gauche, enfin la courbe qui réunit ces deux lignes. La per- Cussion devra être pratiquée d’une façon Systémati-
que, de dehors en dedans. La pointe du cœur sera déterminée avec soin par la palpation et la percus- Sion; puis, par la percussion pratiquée de haut en bas, on détermine le bord supérieur du foie sur la partie droite de la faceantérieure duthorax, c’est-àdire la ligne qui représente un plan tangent à la convexité de l’organe. De l'angle formé par la rencontre de cette ligne avec la ligne déterminée ci-dessus, on en tire une dernière qui va joindre la pointe.
Il sera facile de calquer sur une feuille de papier la figure obtenue en joignant les points d2 repère. Cela permettra de conserver et de comparer cette: figure avee d’autres.
Des recherches de M. Potain, il résulte que si l’on réprésente par S la surface de la matité cardiaque, par h la hauteur, par 1 la longueurona,
Sn EX 0,08 |
Le cæfficient de 0,83 ayant été déterminé par un grand nombre de mensurations.
La moyenne de la matité précordiale chez l’adulte est de 80 à 90 centimètres.
MM. Potain et Vaquez ont fait des mensurations sur 3 catégories de jeunes gens :
r° Chez des individus faisant de la gymnastique modérément, la moyenne de la matité a été de
OL:CH.C- 0° Chez des élèves de l'Ecole de la Faisanderie la
moyenne a été de 98 cm.c. | 3 Chez des moniteurs de gynastique la moyenne
a été de 101 cm.c.
Cette hypertrophie du muscle cardiaque due à … l'entraînement régulier et progressif est bien différente de la pseudo-hypertrophie dite de croissance. Elle n’a rien de pathologique et le cœur reprend son volume normal si les exercices viennent à
cesser.
- Cœur forcé.
On admet que Le cœur sous l'influence de fatigues eccessives peut être surmené, forcé et présenter une dilatation hypertrophique ou non. Dans les armées en campagne, à la suite de marches pénibles, de privations de tout genre, d'insuffisance d’alimentation, de repos, de sommeil, on a observé des palpitations, la faiblesse des battements &u cœur, l’augmentation de la matité précordiale, la dyspnée, l'impossibilité de la marche.
Et Laveran conclut (Traité d'hyg. militaire, p. 88) « Il faut éliminer de l’armée tous les jeunes soldats qui présentent des signes d'une affection organique du cœur, ou même seulement destroubles fonc-
‘tionnels persistants, arythmie, palpitations ».
La pathogénie de ces troubles fonctionnels permettant de les rattacher à leur vraie cause fournira par là-même le traitement inhérent à ces affections.
Aux dyspeptiques on prescrira un traitement stomacal ; aux troubles dûs à une insuffisance du développement du thorax c’est ce dernier qu'il faudra chercher à développer par une gymnastique appropriée. |
Mon ou