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M. Potain a montré que les souffles cardio-pulmonaires sontmoins accentués dans le gros cœur. lPemphysème pulmonaire, les adhérences pleuropéricardites, qui empêchent l’interposition dé lalame pulmonaire entre la paroi thoracique et la surface du cœur. Àu contraire, ils atteignent leur plus haut. A degré d’ intensité chez les sujets nerveux ainsi que dans la chlorose le goître exophtalmique, la fièvre typhoïde, l’endocardite, le saturnisme et enfin dans toutes les maladies qui ont pour effet d’'exciter un
cœur modérément développé. F
Caractères cliniques des sou'fles cardio- pulmonaires. \
On peut rattacher à cinq ordres les caractères cliniques permettant de les distinguer des souffles sym ptomatiques d’une lésion cardiaque. Ce sont : 1° siège, 2° temps, 3° intensité et rythme, 4° variabilité, 5° absence de propagation. se
S1. — Siège.
Bien qu’on puisseentendre ces souffles dans toute
la région cardiaque, le siège du soufile, c’est-à-
dire le lieu précis oi le bruit anormal a sa plus grande intensité cotstitue un caractère important pour le diagnostic.
HAN LG
Pour faciliter l'étude, M. Potain a divisé la région cardiaque en trois zônes :
1° Zône supérieure ou basilaire, subdivisée en région pré-infundibulaire et préaortique.
. 2.Zône méso- -cardiaque, comprenantles régions
préventriculaires gauche, sternaleet xiphoïdienne.
5° Zôre apexienne (de la pointe), subdivisée en sus-apexienne, endopexienne et parapexienne.
Les souffles de la région basilaire sont relativement rares, ils ne forment guère que 1/6° de l’ensemble.
Ceux de lazône moyenne sont les plus nombreux
et constituent les »/5 des souffles et comme cette
| région n’est jamais le siège d’un souffle orga rique,
ce siège devient à lui seul pathognomonique.
Des souffles de la pointe, il faut faire deux parts : l’une formée des souffles apexiens etsus-apexiens, qui se confondent par leur siège avec ceux des lésions de l’orifice mitral, l’autre des souffles patràpexiens Et éndapexiens, qui, Sous ce rapport, s’en distinguent absolument, aucun bruit mitral n'affectaant jamais ces localisations. Comme ces deux dernières variétés font ensemble 6 c/o des souffles cardio-pulmonaires, réunis aux souffles de la région préventri-. culaire gauche, ils portent à 40 0/0 la proportion des souffles de cette espèce pour lesquels le siège peut suffire au diagnostic.
D'après Potain voici d’ailleurs les lieux de plus
grande fréquence de ces souffles: \
: PSE Le Ed Souffles préventriculaires gauches .' . . . . . . 34 0/0
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21.68 localisstions Multiples ERA Gr — sternal et xyphoïdien | cg 2 A'paraperens il Rp IE RENE re Et de LT | LÉNdApéR ENS PAPIER EEE LES 2
S 2. — Temps.
Les souffles cardio-pulmonaires s'entendent presque constamment vers le moment de la systole (9 fois sur 10), plus rarement pendant la diastole (rie De plus, ils ne durent qu’un instant sans jamais correspondre à toùte la durée de la systole et de la diastole. On appelle protosysioliques et protodiastoliques ceux qui se font entendre pendant la 2° partie de la systole ou de la diastole, mésosystoliques ou mésodiastoliques ceux qui répondent à leur partie moyenne; félésystoliques et lélédiastoliques ceux qui se montrent à la fin. :
Ceci distingue absolument les souffles extra-cardiaques des souffles organiques, qui sont toujours holosysloliques ou holodiastoliques, c’est-à-dire remplissant entièrement la systole ou la diastole.
Dans la grande généralité des cas, les souffles
1. Souffles cardio-pulmünaires diastoliques de la base, Magdelaine,
Th. de Paris, 1897.